Avec le changement climatique que nous connaissons actuellement, le processus de la fonte des glaces s’est vu accélérer de manière très inquiétante.

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Pour tenter de comprendre les conséquences de ce terrible phénomène, imaginons ce qui se passerait si quelque chose devait provoquer une fonte mondiale et massive du jour au lendemain.

Pas moins de 99 % de la glace d’eau douce sur Terre repose au sommet du Groenland et de l’Antarctique, et nous estimons que le niveau de la mer augmenterait de 66 mètres si toute cette glace devait fondre.

Par la suite, des inondations apocalyptiques engloutiraient des villes côtières comme New York, Shanghai et Londres, forçant jusqu’à 40 % de la population mondiale à quitter leur foyer.

Cette montée d’eau salée pourrait s’infiltrer dans les réserves d’eaux souterraines et à l’intérieur des terres, vers les aquifères d’eau douce avoisinants, détruisant ceux qui alimentent notre eau potable, nos systèmes d’irrigation et nos systèmes de refroidissement des centrales électriques.

Aussi, une inondation d’eau douce impacterait sans aucun doute sur le Gulf Stream — un fort courant océanique qui apporte de l’air chaud au nord de l’Europe et qui repose sur une eau dense et salée de l’Arctique pour fonctionner —, et pourrait l’affaiblir ou même l’arrêter complètement. 

Steve Duez « Nature is my creed »/Flickr

Notant que sans cet air chaud, les températures dans le nord de l’Europe chuteraient. Ce qui pourrait engendrer une mini période glaciaire, selon certains experts.

Et mise à part les banquises du Groenland et de l’Antarctique, celle de l’Himalaya constitue spécifiquement l’une des plus grandes menaces en raison de ce qu’elle contient, soit des produits chimiques toxiques — tels que le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) —, qui risqueraient de se libérer dans les rivières, les lacs et les réserves d’eaux souterraines, en les empoisonnant petit à petit.

De la glace se trouve sous terre également, principalement dans la toundra arctique, sous le nom de pergélisol — une matière organique qui a été gelée dans le sol pendant plus de deux ans. 

L’empoisonnement au mercure étant l’un des problèmes les plus immédiats liés au dégel du pergélisol, les scientifiques estiment aussi que celui-ci pourrait doubler les niveaux actuels de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et potentiellement provoquer une augmentation de 3,5 degrés Celsius des températures mondiales par rapport à aujourd’hui.

Wikimedia Commons

Rivières et lacs du monde entier s’évaporeraient et des températures plus élevées provoqueraient des sécheresses de masse et des climats désertiques. Et toute cette vapeur d’eau supplémentaire dans l’atmosphère alimenterait des tempêtes, des inondations et des ouragans plus fréquents et plus forts.

Enfin, tandis que la majorité d’entre nous se trouve encore de nos jours dans la case des « climatosceptiques », les scientifiques s’accordent à dire que si nous n’agissons pas dès maintenant et si les températures globales continuent d’augmenter aussi gravement, les effets du changement climatique — tels que nous les avons décrits plus haut — seront bientôt irréversibles.


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