Alors que beaucoup se disent fascinés par les serpents, d’autres ne ressentent que de la frayeur rien qu’à l’idée de se trouver près de l’un d’entre eux. Si une créature ordinaire inspire déjà autant d’horreur, imaginez un peu ce que cela donnerait si elle avait, en plus, deux têtes !

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Il a l’air de sortir tout droit d’un film de science-fiction, pourtant il existe bel et bien dans le monde réel. Il s’agit de « Dos », un petit serpent moucheté à double tête récemment découvert à Palm Harbor, en Floride par Olive, un chat domestique qui a décidé de faire une surprise assez spéciale à ses propriétaires.

La scène s’est passée il y a un peu près un mois dans le salon des « Rogers » qui n’en croyaient pas leurs yeux de constater que le reptile rapporté par leur animal de compagnie était capable bouger séparément ses quatre yeux, ses deux langues et ses deux cous. Le prénom « Dos » fait donc référence au chiffre « deux » en Espagnol.

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Kay Rogers a déclaré sur Facebook que ce nouvel « ami » trouvait des difficultés à gérer ses deux têtes. Il s’agit d’un juvénile non venimeux de race noire du sud (Coluber constrictor Priapus), très répandu dans le sud-est des États-Unis.

Selon Live Science, cette anomalie très rare appelée bicéphalie, survient généralement pendant la période de développement de l’embryon, résultant de l’incapacité des jumeaux identiques à se séparer entièrement. Ce phénomène a déjà été signalé chez d’autres espèces telles que les cerfs et les marsouins.

Ces serpents bicéphales risquent par ailleurs de croiser votre chemin au moins une fois par an.

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On se rappelle notamment de Double-Dave, un bébé serpent à sonnette bicéphale apparu dans le New Jersey, l’an dernier, ainsi que la vipère à deux têtes qui avait rendu visite à une famille en Virginie en 2018.

Photo de Jonathan Mays/Facebook

Avoir une deuxième tête pourrait être considéré comme un avantage, mais en réalité, cela peut s’avérer parfois assez contraignant surtout pour prendre une décision vitale, comme échapper au danger ou chasser. C’est simple ; leurs deux cerveaux sont constamment en concurrence. C’est pourquoi les animaux de ce type doivent être pris en charge par des professionnels.

En attendant qu’il soit capable de se débrouiller seul, les erpétologues de la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission (FWC), vont être chargés du suivi de Dos. Il ne sera certainement pas aussi heureux que dans son milieu naturel, mais il sera tranquille pour un moment.


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