Planète qui a toujours très fortement intrigué les chercheurs depuis sa découverte durant l’Égypte antique, l’exploration de Mars constitue sans aucun doute l’objet de recherches le plus important des experts en astronomie.

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Tandis que les moyens n’étaient pas assez développés pour que l’on puisse en connaître davantage, ils sont aujourd’hui tellement avancés qu’ils nous permettent d’en apprendre les moindres détails, de sa formation jusqu’à la composition de son centre.

Et à ce propos, une toute nouvelle étude menée par une équipe scientifique internationale nous apprend que par le passé, Mars abritait un nombre incommensurable de cours d’eau…

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Des travaux de recherches de longue haleine

Dirigée fin mars 2019, l’étude en question est on ne peut plus claire : si la planète Mars est actuellement connue pour être particulièrement hostile à toute forme d’eau (et donc de vie), il n’en a pas toujours été ainsi.

Formée à peu près au même moment que la Terre, il y a maintenant 4,5 milliards d’années, il s’avère que les résultats prouvent que les rivières présentement asséchées de Mars étaient beaucoup plus vives et bien plus nombreuses qu’on ne pouvait le penser jusqu’alors.

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« Ce ruissèlement intense n’était pas une anomalie de courte durée ou simplement locale. Sa production, alimentée par les précipitations, était distribuée à travers toute la planète, se voulait intense et persistait par intermittence pendant plus d’un milliard d’années » déclarent les auteurs.

Pour ainsi dire, les vastes étendues arides de roches rougeâtres que nous pouvons voir à perte de vue à la surface de Mars n’avaient absolument rien à voir avec le climat d’antan, du moins entre -3,5 et -1 milliard d’années av. J.-C..

Comme l’explique la Professeure en astronomie à la NASA Kathryn Steakley, « l’histoire traditionnelle du climat sur Mars est qu’avant, il était chaud et humide alors qu’aujourd’hui, il est froid et sec. Mais les indices recueillis par l’étude suggèrent que l’évolution du climat de cette planète voisine serait nettement plus complexe ».

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À quoi ressemblait Mars il y a 3,5 milliards d'années - sciences-et-technologies, espace - température, Sonde spatiale, science, rivière, Recherche scientifique, National Aeronautics and Space Administration, Mars (planète), géologie, Exploration de Mars, Exoplanète, eau, Croûte terrestre, Communauté scientifique, climat, Changement climatique, astronomie
NASA

Un constat qui laisse les scientifiques perplexes

Pour en arriver à cette conclusion qui a grandement bouleversé la communauté scientifique, les chercheurs ont procédé à l’analyse minutieuse de plus de 200 clichés d’anciens systèmes fluviaux pris par le High Resolution Imaging Science Experiment, une caméra très puissante à haute résolution placée à bord de la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter.

C’est ainsi qu’ils se sont non seulement rendu compte que l’eau y était vraisemblablement abondante, mais qu’en plus, elle s’écoulait par périodes bien distinctes.

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Northern Illinois University .

Si de prime abord ce phénomène semble ne rien avoir d’extraordinaire en soi, il reste toutefois un véritable mystère pour les scientifiques qui croyaient dur comme fer que la planète rouge s’était asséchée petit à petit, logiquement lorsque son atmosphère s’est affinée jusqu’à disparaître complètement entre -4,2 et -3,2 milliards d’années av. J.-C..

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Or, les examens effectués par les auteurs de l’étude démontrent que l’eau y était encore présente il y a de cela 1 milliard d’années.

S’ils sont certes on ne peut plus fiers de leur découverte surprenante, il va sans dire qu’ils se retrouvent cependant face à un non-sens de taille.

« Notre travail répond à certaines questions existantes, mais en soulève une nouvelle. Qu’est-ce qui ne va pas ? Les modèles climatiques, les modèles d’évolution de l’atmosphère ou notre compréhension de base de la chronologie du système solaire interne ? » s’interroge l’auteur principal de l’étude et Professeur de Sciences géophysiques à l’Université de Chicago Edwin Kite.

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En effet, d’après le Docteur en géologie au Planetary Science Institute de Tucson Alan Howard, les conditions climatiques martiennes après l’altération de son atmosphère « étaient à peine suffisantes pour permettre à l’eau de s’écouler à la surface ».


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