Le recensement de nouvelles espèces animales et végétales va de pair avec notre envie de comprendre la complexité de la vie sur terre, aidant à renforcer notre capacité de prendre des décisions de conservation plus éclairées, surtout avec l’extinction de plusieurs espèces.

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En effet, le changement climatique menace des centaines de milliers d’espèces végétales et animales et a causé la destruction de plusieurs habitats.

Fort heureusement, 71 nouvelles espèces animales et végétales ont été découvertes par des chercheurs de la California Academy of Sciences en 2019, incluant, des lézards orange, des poissons violets, des araignées souterraines et mêmes des limaces de mer gluantes.

Ces découvertes sont le fruit de plusieurs collaborations internationales et du dévouement d’une douzaine d’universitaires.

Janolus flavoanulatus est une limace de mer trouvée aux Philippines. Elle devient colorée lorsqu’elle se trouve au fond de l’océan. Terry/California Academy of Sciences.

L’académie a recensé dans un communiqué ; 17 poissons, 15 geckos, 8 plantes à fleurs, 6 limaces de mer, 5 arachnides, 4 anguilles, 3 fourmis, 3 scirpes, 2 raies, 2 guêpes, 2 mousses, 2 coraux et 2 lézards. 

Ces chiffres ne représentent qu’une petite partie des quelque 18 000 nouvelles espèces identifiées chaque année. 

L’institut international pour l’exploration des espèces affirme qu’une diversification importante en flore et en faune demeure inconnue de la science, laissant du pain sur la planche aux chercheurs.

Un nouvel hippocampe qui a la taille d’un bonbon haricot (Jelly bean).
Photo de Richard Smith

Shannon Bennett, chef des sciences de l’Académie a déclaré que : « plus de 90 % des espèces de la nature restent inconnues, estiment les scientifiques de la biodiversité, et ceci, malgré des décennies d’explorations inlassables de certains recoins, les plus familiers et reculés de la planète. » 

Les chercheurs craignent la disparition de ces espèces avant même de les découvrir, sachant qu’au début de cette année, un rapport de l’ONU a indiqué que 1 million des 8 millions espèces végétales et animales sont menacées d’extinction sur Terre.

Selon le même rapport, la pollution et le changement climatique causeront, d’ici quelques années, l’extinction de la plupart des espèces.

Une nouvelle plante à fleurs colombienne, déjà menacée par le projet de développement d’un barrage hydroélectrique.
Photo de Saúl E. Hoyos-Gómez

« La vie sur notre planète prospère grâce à la richesse en diversification des plantes et animaux : l’interdépendance de tous les systèmes vivants offre une résilience collective face à notre crise climatique », a déclaré Bennett.

« Chaque espèce nouvellement découverte nous rappelle le précieux rôle que nous jouons pour mieux comprendre et préserver ces écosystèmes. »

La plupart des 17 nouvelles espèces de poissons proviennent des récifs coralliens tropicaux, ces derniers sont très sensibles à la hausse des températures océaniques.

Myrmecicultor chihuahuensis, La première et la seule – espèce d’une nouvelle famille d’araignées « qui aiment les fourmis ». Luiz Rocha, California Academy of Sciences.

Les efforts déployés par les chercheurs pour répertorier ces populations peuvent favoriser une prise de conscience des décideurs et des communautés locales sur les risques encourus si elles ne sont pas protégées.

Une nouvelle espèce d’araignée qui vit dans des nids de fourmis, sous terre, a attisé la curiosité des scientifiques, qui ont voulu l’étudier dans son habitat naturel.

Une nouvelle espèce de poisson de couleur néon de la zone crépusculaire.
Photo de Luiz Rocha, California Academy of Sciences

Cependant, il fallait déterrer les fourmis et les araignées pour explorer ce milieu, et un tel acte les chassera de leur environnement naturel, nous a révélé l’assistant en entomologie du conservateur de l’Académie, Darrell Ubick.

Une variété de reptiles a également été décrite, nombre d’entre elles sont classées en danger critique d’extinction parce qu’on ne les trouve que dans quelques régions du monde, une petite zone géographique connue sous le nom de microendisme. 

« Si nous n’explorons pas des habitats isolés, comme les sommets des montagnes, nous passerons à côté d’une grande partie de la biodiversité qui est propre à ces régions. »

Ces découvertes soulignent l’importance de la conservation de l’écosystème et l’exploration à petite et grande échelle.


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