L’un des meilleurs témoins de l’évolution de l’Homme dans l’Histoire, est certainement son environnement. Il y a des millions d’années, l’Homme n’avait les moyens de confort dont il jouit aujourd’hui. Ces changements environnementaux ont eu, à leur tour, un effet sur la physiologie du corps humain.

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Plusieurs parties de notre corps ont été décrites par Charles Darwin dans The Descent of Man, comme étant devenues »accessoires » voire « inutiles ». Notre corps comprendrait des acteurs qui étaient essentiels pour l’Homme de la Préhistoire mais que nous n’utilisons plus.  Voici listées, sept parties dont nous n’avons plus besoin:

Les poils

Public Domain, Pxhere

Certains des poils qui poussent sur notre corps, lui servent de barrières contre les microbes et ont un rôle purement mécanique, comme les cils et les sourcils ainsi que les poils du nez. Toutefois, d’autres surfaces plus importantes de notre corps n’en ont plus besoin, comme nos bras et jambes.

Autrefois, les poils servaient de fourrure à l’Homme et le protégeait contre le froid, aujourd’hui, celui-ci a su inventer des vêtements suffisamment chauds pour se couvrir.

Les muscles auriculaires externes

Bartleby.com: Gray’s Anatomy, Plate 378

C’est un groupe de petits muscles qui font que certaines personnes arrivent à bouger leurs oreilles volontairement.  Vous avez certainement déjà vu un chat ou un chien réaliser ce mouvement afin de mieux orienter son ouïe, contrairement à eux, l’Homme n’améliore pas la qualité de son audition lorsqu’il bouge son oreille, chose qui, avant, lui était certainement utile.

 

Les dents de sagesse

Amy Messere/Flickr

Le squelette facial de l’homme ne cesse d’évoluer, et beaucoup d’os qui le constituent, rétrécissent. Étant l’un de ces os, la mâchoire ne possède plus suffisamment de place pour contenir nos dents de sagesse.

Les scientifiques expliquent que nos mâchoires sont plus petites parce que nous mangeons différemment, nous n’avons plus besoin de mâcher des légumes crus et de la viande dure, ce qui fait que ces dents supplémentaires perdent en grande partie leur utilité.

D’ailleurs, beaucoup d’entre nous ont des dents de sagesse qui resteront au stade de bourgeon dentaire et qui ne vont jamais s’exprimer au cours de la vie. En outre, leur extraction est devenue pratique courante lorsqu’elles commencent à pousser sans qu’il y ait suffisamment de place, un processus douloureux qui risque de provoquer des caries si elles se mettent à gêner les dents d’à côté.

 

Les côtes du cou

Rapid apathy/Flickr

Une paire de côtes cervicales apparaît encore dans moins de 1% de la population mondiale. Ce sont des côtes supplémentaires qui proviennent de la septième vertèbre cervicale, situées donc au-dessus des premières côtes normales. Leur présence est considérée par la médecine comme une anomalie congénitale.

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Certains peuvent même avoir une seule côte cervicale à droite, ou une seule à gauche. Ces côtes qui nous parviennent probablement de la Préhistoire, sont souvent responsables de problèmes artérielles ou musculaires.

 

Mamelons mâles

Phil Gradwell, Flickr

Durant les premiers stades du développement du fœtus, le futur bébé est effectivement sans sexe du point de vue morphologique. Et selon que son code génétique soit porteur de chromosomes destinés à la constitution d’un homme ou d’une femme, son corps connaîtra des changements hormonaux qui feront que certaines parties de ce dernier se développent sans d’autres.

Ainsi, l’homme gardera ses mamelons et sa poitrine mais ne pourra pas les développer en raison de son code hormonal qui s’exprimera en partie durant la grossesse et plus tard à l’âge adulte. Ses mamelons ne connaîtront donc pas le phénomène de lactation et ne sont pas essentielles.

 

La chaire de poule

Physicsgirl, Pixabay

La chaire de poule est un réflexe réalisé par de petits muscles qui se trouvent sur l’une des couches de notre peau et qui procurent aux poils une propriété érectile. Ce réflexe peut être déclenché par la peur ou par le froid, la peau s’épaissit et forme avec les poils une sorte d’isolant thermique dont avait besoin nos ancêtres.

C’était aussi un moyen, pour l’Homme préhistorique couvert de poils, d’avoir un aspect plus gonflé pour éloigner les prédateurs.

Troisième paupière

Public Domain, Pixnio

Certains reptiles, oiseaux, amphibiens et poissons, possèdent une membrane nictitante entièrement fonctionnelle dite « Troisième paupière de l’oeil » qui protège l’oeil et l’humidifie pour une meilleure visibilité. Les humains ne retiennent toutefois qu’un minuscule pli dans le coin interne de l’œil.


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