Parce que la vie est pleine de surprises, certaines découvertes ont réussi à changer le destin de quelques chanceux en une fraction de seconde : entre le troisième œuf de Fabergé et la Déclaration d’Indépendance des États-Unis en passant par l’opale noire d’Australie, certaines personnes se sont vues gagner des milliers, voire des millions de dollars de manière totalement fortuite et inespérée.

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Et pour ceux qui sont convaincus que les miracles n’arrivent pas seulement aux autres, sachez qu’il existe encore aujourd’hui de nombreux trésors cachés qui n’attendent que d’être déterrés et ainsi faire le bonheur des âmes les plus aventurières…

6. Le premier numéro d’Action Comics

eBay

Publié pour la première fois en avril 1938, Action Comics est un périodique de bandes dessinées d’un genre nouveau qui relate les aventures d’un mystérieux jeune homme doté de superpouvoirs, un certain « Superman ».

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Parfaitement conservé dans un coffre en bois à l’abri du soleil et de l’humidité jusqu’à ce que son propriétaire décède, un des tout premiers exemplaires a ainsi été retrouvé presque intact et vendu aux enchères sur eBay quelques années plus tard (2014), pour un montant d’un peu plus de 3 millions de dollars.

Jamais une bande dessinée n’avait encore été vendue aussi cher, son prix justifié par l’état quasiment neuf de cette dernière malgré ses 80 ans d’existence.

5. L’opale noire d’Australie « Royal One »

Gemological Institute of Cambodia.

Découverte en 1999 par un mineur sur le point de prendre sa retraite, la valeur de « Royal One », une opale noire de pas moins de 306 carats, est inestimable : « La dernière pierre d’opale de cette nature, Aurora Australis, a été découverte en 1938 […] et pesait 180 carats » déclare Katherine Jetter, joaillère de luxe australienne et chargée de la vente de ladite opale.

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Gardée secrète pendant près de 14 ans, son propriétaire ne la quittait jamais, la portant alors autour du cou dans une petite bourse durant la journée et la plaçant soigneusement sous son oreiller avant de se coucher.

Craignant qu’on ne lui vole sa pierre on ne peut plus précieuse, Bobby décida de s’en séparer en la mettant en vente en 2013. Elle a vite été rachetée pour la somme de 3 millions de dollars.

4. La Shelby Cobra Daytona de 1964

User:Jaydec, Wikipédia

Initialement construite en 1964 pour pouvoir détrôner les modèles Ferraris lors de courses automobiles, il existe dans le monde seulement 6 coupés de Shelbys Cobra Daytona.

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L’une d’entre elles a été vendue au producteur et musicien américain connu pour son impulsivité, Phil Spector qui, trouvant qu’elle commençait à se faire vieille et à surchauffer, l’a alors revendu à son garde du corps pour la somme symbolique de 1000 dollars.

Après l’avoir offert à sa fille Donna, celle-ci a précieusement conservé la Shelby Cobra Daytona dans son garage pendant plus de 30 ans jusqu’au jour où un concessionnaire automobile a réussi à la convaincre de la vendre en 2001.

Compte tenu de l’unicité de cette voiture, Donna a vendu la voiture pour un montant de 4 millions de dollars, juste avant de se suicider, laissant derrière elle sa famille et le musicien Phil Spector dans un conflit juridique sans fin, ce dernier prétendant qu’il ne l’avait jamais vendu à son garde du corps.

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3. La Déclaration d’Indépendance des États-Unis

US Capitol, Wikipédia

Signées le 4 juillet 1776, la Déclaration d’Indépendance des États-Unis et ses quelque 24 copies officielles retrouvées à ce jour sont des documents d’une valeur historique incommensurable.

En 1989, un homme achète un tableau pour la beauté de son cadre extérieur doré à moulures pour 4 dollars au marché aux puces de Pennsylvanie.

En arrivant chez lui, il décide de retirer l’image qu’il contient pour n’en garder que le cadre, jusqu’à ce qu’il y trouve une feuille pliée qui n’était autre que l’un des rares exemplaires de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis.

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« La découverte d’une première copie imprimée de la déclaration, même fragmentaire ou d’une mauvaise copie, serait passionnante […], mais sur celui-ci, la condition est irréprochable » affirme Selby Kiffer, expert en livres anciens et manuscrits américain.

Au regard de son état impeccable, son propriétaire l’a vendu quelque 2,4 millions de dollars.

2. Le troisième œuf de Fabergé

Andy Rain (EPA).

Recherché depuis des générations entières, le troisième œuf de Fabergé est un cadeau royal de 1887 que le tsar russe Alexandre III a offert à sa femme pour Pâques, Maria Fiodorovna.

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Mais ce n’est qu’en 2014, par pur hasard, que son détenteur s’est manifesté, pensant à tort qu’il ne s’agissait que d’une babiole qu’il avait achetée bien plus cher que ce qu’elle ne valait vraiment : en effet, posé dans un coin de sa cuisine pendant des années, un ferrailleur d’origine américaine a acheté l’œuf pour 14 000 dollars, pensant qu’il pourrait le revendre un peu plus.

Mais lorsqu’un antiquaire lui a affirmé que cet objet ne valait pas plus de 500 dollars et croulant littéralement sous les dettes, le mystérieux ferrailleur décida de le rapporter chez lui et de faire quelques recherches sur Internet.

En tapant « œuf » suivi de « vacheron constantin », une mention qu’il pouvait lire sous l’œuf doré, il s’est aperçu du trésor tant artistique qu’historique qu’il possédait alors : un Fabergé authentique d’une valeur de plus de 33 millions de dollars

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1. La pépite d’or de 4 kg

Minelab

C’est en Australie, du côté des anciennes mines de l’État de Victoria qu’un chercheur d’or amateur a fait une découverte surprenante qui allait changer sa vie : une pépite d’or de 4 kg cachée sous un amas de poussières.

En 2016, à l’aide de son détecteur de métal qu’il utilise occasionnellement depuis une dizaine d’années, un homme a découvert le fameux trésor : « Je pensais que c’était une foutaise au début, peut-être un vieux fer à cheval » a-t-il déclaré avant de continuer à creuser dans le sol.

Si la pépite n’a toujours pas été vendue par son propriétaire à ce jour, sa valeur avoisine les 300 000 dollars selon les estimations.

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Bonus : le Pyura Chilensis

Sergio Majluf, Flickr

S’il ressemble en tous points aux rochers sur lesquels il vit, il n’en est pourtant pas un : présent au Chili, mais également au Pérou, le Pyura Chilensis n’est pas une roche, mais bien un mollusque marin.

Découvert pour la première à la fin du XIIIème siècle, il n’en reste pas moins étrange : sous sa coquille dure et irrégulière se cache un invertébré de la famille des tuniciers qui a la particularité de pouvoir s’autoféconder.

Hermaphrodite, il naît mâle, mais développe rapidement des organes reproducteurs féminins si bien qu’il lui suffit de libérer à la fois des spermatozoïdes et des ovules dans l’eau pour se reproduire et que des têtards ne se forment.

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Plus surprenant encore, cet animal singulier contient une quantité impressionnante de vanadium (un métal rare) qui laisse volontiers les scientifiques perplexes quant à l’utilité de ce métal fortement présent chez ces mollusques : en effet, si nous autres humains utilisons principalement ce métal pour fabriquer des alliages inoxydables ou chirurgicaux, il est peut-être source de bienfaits encore inconnus à ce jour…

Quoi qu’il en soit, la richesse pécuniaire a beau être au cœur de toutes les préoccupations, elle n’égale en rien celle qui nous provient de la nature qui n’a, quant à elle, pas de prix.

 

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