Si dans les années 1950 la durée de vie moyenne était de 46 ans pour les pays européens, elle est désormais de 76 ans.

Mais même si l’espérance de vie de ces dernières décennies n’a jamais été aussi élevée et qu’il existe aujourd’hui de plus en plus de centenaires, rien ne nous empêche de vouloir vivre quelques moments de plus, bien au contraire.

Au-delà de l’évolution fulgurante que connaît la médecine et les moyens technologiques qui nous permettent incontestablement de vivre plus longtemps, il est également possible, grâce à des petits gestes du quotidien parfois très inattendus, d’ajouter quelques années à notre vie…

6. Avoir une vie sociale

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Partant du principe que nous sommes des mammifères sociaux, entretenir des relations familiales, amicales, amoureuses et professionnelles sont primordiales pour notre santé mentale et donc, à fortiori, pour notre durée de vie : une étude américaine prouve que le risque de mortalité est diminué de moitié chez les gens de nature sociable.

D’après la communauté scientifique, cette affirmation est vraie à tout âge : « À l’adolescence, l’isolement social équivaut aux effets de l’absence d’exercice physique. L’absence de liens sociaux dans la vieillesse équivaut à avoir du diabète, en termes d’hypertension croissante » explique la Sociologue Kathleen Mullan Harris de l’Université de Caroline du Nord.

D’ailleurs, avoir des interactions sociales régulières est aussi bon pour la santé qu’arrêter de fumer.

À l’inverse, il a aussi été démontré combien l’isolement social est néfaste pour la santé, si bien que l’Organisation des Nations Unies l’apparente à de la torture.

5. Boire du café (avec modération)

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Boire une tasse de café par jour ajoute neuf minutes à votre vie : c’est la conclusion d’une étude internationale effectuée sur un demi-million de personnes à travers le monde.

« Le café contient beaucoup d’antioxydants et de composés phénoliques qui jouent un rôle important dans la prévention du cancer. » explique la Professeure en médecine préventive Veronica Setiawan.

Mais les bienfaits du café ne s’arrêtent pas au cancer : il permet également de diminuer de moitié le risque de succomber de pathologies digestives et de 22 % celui de souffrir de maladies cardiovasculaires.

En outre, consommer du café quotidiennement (avec modération, soit pas plus de 3 tasses par jour) prévient le diabète, mais aussi la maladie de Parkinson et permet même de maintenir notre foie en bonne santé.

4. Prendre soin de sa santé buccodentaire

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Aux États-Unis, plus d’une personne sur trois avoue ne pas se brosser les dents deux fois par jour.

Aujourd’hui encore, de nombreuses personnes pensent que prendre soin de sa santé buccodentaire n’est utile que pour éviter les caries et les douleurs qu’elles engendrent.

Or, l’utilité du brossage des dents quotidien est bien plus importante que cela : même si cela peut paraitre surprenant de prime abord, une mauvaise hygiène dentaire peut être responsable de graves pathologies cardiaques.

À ce propos, une étude écossaise menée sur un échantillon de 11 869 personnes a mis en évidence le lien entre l’hygiène buccale et les risques de maladies cardiovasculaires : nous savons que les problèmes dentaires et gingivaux entrainent inévitablement des inflammations.

Celles-ci favorisent grandement l’obstruction des artères, qui, à force, se traduisent par des AVC ou des crises cardiaques : « Nous savons que si les gens ont une source d’inflammation chronique, cela peut augmenter leur risque de développer une maladie cardiaque » déclare le Cardiologue Tim Chico.

3. Dormir suffisamment, mais pas plus

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Mauvaise nouvelle pour les insomniaques, les gros dormeurs ainsi que pour ceux qui ont toujours cru que dormir 8 heures par nuit était bénéfique : chez un adulte, dormir sept heures par nuit est l’idéal pour augmenter son espérance de vie, ni plus ni moins.

Plusieurs études affirment qu’en dessous de six heures et qu’au-dessus de huit heures, le risque de décès (autre que celui relatif à des pathologies lourdes, au tabac, à l’alcool…) est accru : il augmente de 12 % chez ceux qui dorment moins de six heures, et de 30 % chez les personnes qui dorment environ neuf heures par nuit.

Au regard de ces résultats plus que probants, la National Sleep Foundation, une organisation américaine centrée sur le sommeil, s’est vue forcée de réexaminer ses recommandations (de 8 heures) dans un communiqué datant de 2015.

2. Observer des périodes de jeûne

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Contrairement à ce que nous pouvons penser, le fait d’observer des périodes de jeûne ne signifie pas forcément être sous-alimenté ou déshydraté, à condition évidemment de le pratiquer correctement.

Ainsi, pratiquer ce que l’on appelle le jeûne intermittent permet de gagner quelques années en plus d’après les médecins.

Menée par une équipe de scientifiques de l’Université de Harvard, une étude américaine démontre que jeûner les deux tiers de la journée (s’arrêter de manger vers 20 h et prendre son premier repas à midi par exemple) permet aux cellules de se régénérer, au corps de se purifier et ralentit considérablement le processus de vieillissement.

Plus étonnant encore, une étude dirigée par le Professeur de biologie cellulaire et génétique Valter Longo prouve qu’une chimiothérapie associée à un jeûne est plus efficace qu’une chimiothérapie seule, du moins chez la souris (les recherches sur l’Homme étant toujours en cours) : 40 % des souris malades ont guéri d’un cancer neuroendocrinien lorsqu’elles observaient un jeûne, tandis qu’aucune d’entre elles n’y a survécu au moyen d’une chimiothérapie.

D’après le Professeur Longo, le jeûne permet d’affaiblir littéralement les cellules cancéreuses et donc les tumeurs.

1. Consommer du piment fort

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Le lien qui existe entre une alimentation saine et l’espérance de vie n’est plus à prouver.

Malheureusement, la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui fait que nous consommons davantage d’aliments néfastes pour la santé qu’auparavant, délaissant souvent ce qui est bon pour notre organisme au profit de nos envies et de ce que nous estimons goûteux.

D’une manière générale, les études qui ont été menées ces dernières années prouvent que les boissons ou aliments excitants sont mauvais pour notre santé physique.

Or, une étude chinoise réalisée à très grande échelle sur pas moins de 500 000 personnes a montré que l’on peut réduire de 14 % le risque de succomber de certaines graves pathologies (cardiovasculaires, cancers…) si on consomme du piment fort entre 3 et 7 fois par semaine.

D’après les scientifiques, si le piment fort permet d’éviter tant de maladies, c’est grâce à la capsaïcine qu’il contient : ce composé chimique naturel agit directement sur certains types de cancers et joue également un rôle non négligeable dans la prévention du diabète.


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