Prendre l’avion est le moyen de transport le plus sûr au monde : si aujourd’hui les scientifiques sont d’accord pour dire que nous n’avons qu’une chance sur seize millions pour périr dans un crash d’avion, c’est parce que tout est calculé au millimètre près pour garantir aux passagers un voyage des plus confortables, mais surtout en toute sécurité.

Pourtant, cela n’empêche pas à une personne sur quatre d’être sujette à l’aérodromophobie, cette peur morbide et irrationnelle de prendre l’avion. Mais lorsque l’on croise l’un de ces 6 aéroports, difficile de garder son sang-froid…

1. L’aéroport de Leipzig en Allemagne

Wikimedia Commons.

Pour les automobilistes habitués à emprunter l’A14, rien d’inhabituel : la piste sur laquelle les avions décollent et atterrissent à Leipzig en Allemagne est située juste au-dessus de l’autoroute, à seulement quelques mètres des voitures.

Constatant un manque de place, la ville de Leipzig n’avait d’autre choix que de construire trois ponts perpendiculaires à la route et à la voie ferrée pour permettre à la piste de son aéroport d’être assez longue (qui aujourd’hui mesure 3600 mètres de longueur) et que les avions puissent ainsi décoller et atterrir en toute sécurité.

2. L’aéroport international Don Muang à Bangkok en Thaïlande

Bangkok Post.

Si généralement le golf se joue sur un terrain en gazon qui s’étend à perte de vue, il semblerait que la direction de l’aéroport international de Don Muang ne soit pas de cet avis en aménageant naturellement un terrain de golf 18 trous entre deux pistes d’atterrissage.

Unique en son genre, aucun terrain de golf n’avait encore été réalisé à l’intérieur d’un aéroport, et encore moins sur une piste d’atterrissage.

Même si aujourd’hui il n’est plus accessible au public, le concept n’en demeure pas moins dangereux.

3. L’aéroport d’Agatti à Lakshadweep en Inde

Pastimers – World’s Best & Worst – Youtube.

Bien que très joli vu du ciel, l’aéroport d’Agatti est en revanche loin d’être l’aérodrome le plus sûr du monde, tant d’un point de vue de sa taille que de sa position.

Ainsi, sa piste ne mesure à peine plus de 1200 mètres de long, soit au moins deux fois et demie de moins que la norme sécuritaire pour les avions de ligne.

De plus, il se trouve tout à fait au bord de l’archipel des îles Laquedives, en plein milieu de l’océan indien et ne mesure pas plus de 30 mètres de largeur.

Une proposition d’extension a alors été proposée par les autorités indiennes pour rendre la piste moins dangereuse, mais les travaux n’ont toujours pas débuté, si bien que l’aéroport d’Agatti permette toujours autant de vols, à raison de six fois par semaine.

4. L’aéroport international de Vancouver au Canada

Wikipedia Commons.

Si d’habitude les seules attractions possibles dans un aéroport sont prendre un café, faire du shopping dans les boutiques duty free ou s’attabler à un restaurant, à Vancouver en revanche il est possible de partir à la découverte de près de 5000 espèces de poissons différentes grâce aux deux aquariums que propose l’aéroport : ainsi, au troisième niveau se trouve un aquarium géant d’une contenance de plus de 11 000 litres où vivent étoiles de mer ou encore anguilles.

Au quatrième niveau en revanche, l’aquarium se veut plus petit, mais accueille pas moins d’une centaine de méduses bleues.

5. L’aéroport de l’île de Barra en Écosse

Wikimedia Commons.

Pas besoin d’attendre de sortir de l’aéroport pour se sentir en vacances lorsqu’on arrive à Barra : s’il existe bel et bien un aéroport sur l’île, aucune piste à part entière n’y est présente.

Pour y décoller ou atterrir, les avions doivent se contenter de son sable fin, de piquets qui font office aussi bien de marques de balisage que de lignes de sécurité et de sa marée basse.

L’aéroport de l’île de Barra est le seul au monde à proposer une plage en guise de piste et même si l’idée peut paraître dangereuse de prime abord, il faut savoir que seuls les petits avions sont autorisés à y décoller ou atterrir.

6. L’aéroport de Gisborne en Nouvelle-Zélande

Hhindibaaj.

Insolite, mais pourtant bien réelle, la ligne de chemin de fer de la ville de Gisborne a été construite de telle sorte à ce qu’elle traverse perpendiculairement la piste de l’aéroport.

Tous les jours, les trains traversaient ainsi cette piste, ce qui obligeait alors ses agents à devoir parfaitement coordonner les vols avec les différents passages de trains.

Si aujourd’hui ce n’est plus le cas, ce n’est pas parce que les services publics néo-zélandais ont jugé ce croisement dangereux, mais uniquement parce qu’une violente tempête a lourdement endommagé la ligne ferroviaire, la rendant ainsi totalement inutilisable.


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