Un certain nombre de choses sont enregistrées dans notre subconscient depuis la nuit des temps pour en constituer dès lors des préjugés. Évidemment, ceux-ci sont colportés par la Vox populi qui en fera son cheval de bataille.

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C’est une idéologie du refuge et du repli sur soi vis-à-vis de l’étranger et de sa philosophie…

D’après une étude réalisée par une société de sondage dénommée Civic Science, 56 % des Américains pensent qu’il n’est pas opportun pour eux d’enseigner les chiffres arabes à l’école.

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Pourtant, les chiffres arabes, tout le monde y est confronté quotidiennement, aussi bien aux USA qu’en Europe, ou ailleurs dans le monde, pour avoir été utilisé depuis la Rome Antique.

Partant de ce refus, enregistré auprès de plus de la moitié des citoyens américains, nous pouvons d’ores et déjà y relever des préjugés palpables sur près de 3624 personnes recensées.

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Ce même sondage révèle que 29 % ont répondu positivement, soit près de 2020 personnes acceptent l’intégration de l’enseignement des chiffres arabes dans le programme scolaire.

Cette enquête dénote que le fait de répondre à la question posée, sans la comprendre, relevait plutôt de l’appartenance tribale de l’intéressé en référence au parti pris personnel.

D’après John Dick, Directeur général de Civic Science, l’étude en question avait pour objet la dissipation des préjugés dans le cas d’une incompréhension de la question. Il ressort de l’enquête que la majorité des gens ignorent l’origine du système numérique qui prévaut de par le monde. Pour autant, ils n’hésitent pas à recourir à leur appartenance tribale afin de répondre à la question posée, conformément à celle-ci.

L’analyse de ce comportement établit que les personnes questionnées ne se limitaient pas seulement aux préjugés relatifs au terme « arabe », mais peuvent s’étendre et viser même des théories développées en occident…

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Ainsi la question portant sur l’enseignement dans les écoles américaines de la théorie de la création préconisée par George Lemaître, prêtre catholique dans le programme des sciences, a été rejetée par 53 % des sujets interrogés. En fait, la théorie en question se rapportait à l’expansion de l’univers, tout en étant confirmée par Hubble, mais plus connue sous la formulation du Big Bang.

La notion des préjugés aveugles concerne l’ensemble des composantes de la société américaine, du fait que 73 % des démocrates pensent qu’il n’est pas admis d’enseigner la théorie du Big Bang aux étudiants américains, plutôt que d’admettre ne pas avoir compris le contenu de la question posée elle-même.

Cette observation a également été relevée chez des partisans de Donald Trump, dont 41 % d’entre eux ont déclaré qu’ils soutenaient le « bombardement d’Agrabah » qui ne représente en fait qu’une fiction de dessin animé Disney (Aladdin), opinion partagée par 19 % des démocrates.

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« Les préjugés émanent souvent d’un sentiment d’incompréhension. »

Cette étude judicieuse a permis de constater que même au sein des sociétés les plus avancées, il n’en demeure pas moins, que les croyances tribales ont toujours droit de cité et demeurent des références déterminantes vis-à-vis des données émises par les autres nations qui entraînent la suspicion.

L’incompréhension de toute situation qui peut paraître complexe contraint le citoyen à se tourner vers sa valeur refuge, dont le préjugé tribal représente sa constante historique.


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