Si nous ne pouvons pas prédire l’avenir, nous pensons en revanche connaître parfaitement ce qui fait notre Histoire avec ses peuples, ses sciences, ses cultures et ses civilisations.

Publicité

Mais parce qu’il ne s’agit pas d’une science exacte, il arrive que quelques phénomènes passés nous dépassent et nous laissent sans voix : entre des objets inconnus datant de l’Empire romain à un mystérieux disque vieux de 4000 ans, certaines inventions très anciennes sont tellement avancées qu’elles laissent encore aujourd’hui la communauté scientifique dubitatifs…

5. Les dodécaèdres romains

Carole Raddato, Flickr

Découverts pour la toute première fois en 1739, les dodécaèdres romains sont de petits objets (compris entre 4 et 11 centimètres) datant du 2ème et 3ème siècle.

Intrigants, ces artefacts de l’Empire romain sont fabriqués en bronze et possèdent un creux sur chacune de leurs faces.

Mais le plus étrange, c’est que, malgré la centaine de dodécaèdres romains retrouvés à ce jour en Europe (notamment en France, en Grande-Bretagne, en Italie et en Allemagne), aucun écrit ni aucun fait historique ne parle de près ou de loin de ces petits objets.

Cependant, un des dodécaèdres retrouvés possédait de la cire de bougie à l’intérieur, si bien que les chercheurs pensent qu’il s’agit peut-être d’objets décoratifs, de bougeoirs ou encore de pots de fleurs.

D’autres en revanche estiment qu’ils étaient utilisés lors de rituels religieux voire qu’ils étaient de véritables instruments de mesure astronomique romains, mais aucune preuve concrète n’a été apportée pour confirmer ou infirmer ces nombreuses théories, laissant ainsi le mystère autour de ces artefacts entier.

4. Le sismoscope de Zhang Heng

Wl, Flickr

Savant Chinois extrêmement avancé pour son époque, Zhang Heng est l’auteur de plus de 30 oeuvres scientifiques entre la fin du 1er siècle et la première moitié du 2ème siècle.

En plus de ses talents d’écrivain, de mathématicien, de cartographe, d’astronome et de géographe, l’érudit Zhang Heng est l’inventeur du premier sismoscope au monde : un grand pot en bronze d’environ 2 mètres de diamètre auquel sont accrochés 8 dragons tête en avant qui sont en fait les 8 points cardinaux, devant lesquels se trouvent 8 grenouilles bouches béantes (une devant chaque dragon).

Si le sismoscope ressemble davantage à un vase décoratif qu’à un réel instrument scientifique, il n’en est rien : à l’intérieur se trouve un mécanisme complexe et ingénieux où un pendule est relié à huit dragons et dès lors qu’un tremblement de terre se produit, il s’active naturellement en faisant tomber une petite bille dans la gueule d’une des 8 grenouilles à travers l’un des dragons, indiquant donc par la même occasion où il a eu lieu.

Si cela paraît complètement invraisemblable, il faut savoir que le séisme qui s’est produit en 138 à l’ouest de l’ancienne capitale de la Chine impériale Luoyang a ainsi été détecté par le sismoscope de Zhang Heng, indiquant effectivement la direction dans laquelle cette catastrophe a frappé.

Bien qu’aujourd’hui un tel mécanisme où un pendule fait simplement basculer une bille lorsque les plaques tectoniques bougent nous paraît basique, il est essentiel de rappeler qu’il s’agissait d’une percée scientifique extraordinaire au 2ème siècle : si le génie Zhang Heng avait compris que les catastrophes naturelles étaient tout ce qu’il y a de plus rationnel, les autres en revanche étaient persuadés qu’il ne s’agissait que de la colère des dieux.

Rappelons également qu’il aura fallu attendre le début du 18ème siècle pour qu’apparaisse le premier sismographe officiel, soit près de 1600 ans après l’invention de Zhang Heng.

3. L’épée Ulfberht

Dominic Zschokke, Wikipedia

De 800 à 1000, un genre particulier d’épées faisait largement parler d’elle durant l’Âge des Vikings.

Destinées aux plus riches, les épées marquées de la mention Ulfberht étaient tout simplement ce qui se faisait de mieux en la matière : décrites comme « superpuissantes », elles étaient fabriquées dans un métal doté de propriétés aussi résistantes qu’efficaces : l’acier dit indien qui n’était autre que l’acier le plus pur proposé sur le marché.

En effet, contrairement aux autres épées qui existaient à cette époque, la Ulfberht, largement concentrée en carbone, était tellement tranchante qu’aucun ennemi ne pouvait lui résister, et tout cela sans compter une prise en main des plus faciles et une souplesse à toute épreuve.

À ce jour, environ 170 épées Ulfberht ont été retrouvées à travers l’Europe du Nord et nous n’avons que très peu d’informations sur son mystérieux créateur aujourd’hui, si ce n’est que ses connaissances en matière de fabrication d’armes médiévales étaient bien plus avancées qu’elles ne le devraient.

2. Le pilier de fer de Delhi

Bpilgrim, Wikipédia

Miracle archéologique d’apparence pourtant tout à fait banal, le pilier de fer de Delhi ressemble à un poteau en acier tout ce qu’il y a de plus commun.

Situé au sud de la capitale indienne Delhi, il a été fabriqué aux alentours de l’an 500 et mesure pas moins de 7 mètres.

S’il est si spécial, c’est parce que malgré ses 1500 ans d’âge, il ne comporte aucune trace d’oxydation, de corrosion ou de rouille, si bien que les 500 vers qui y sont inscrits sont encore parfaitement intacts.

La question qui se pose alors est de comprendre comment était-il possible d’obtenir un métal totalement inoxydable à cette époque lorsque l’on sait qu’il aura fallu attendre le 19ème siècle pour qu’un fer aussi pur (à plus de 99 %) apparaisse en Europe.

Et ce n’est qu’en 2002 qu’une équipe de chercheurs de l’Institut Indien de Technologie de Kanpur a découvert que le pilier de fer de Delhi était en fait recouvert d’une légère couche anti-rouille composée notamment d’hydrogène, de fer et d’oxygène : mais bien que le mystère ait été levé autour de cet édifice, son procédé de fabrication reste néanmoins surprenant pour le 6ème siècle.

1. Le disque de Phaistos

Agelakis. Flickr.

Découvert en 1908 en Crète dans le palais de Phaistos, le disque de Phaistos est, comme son nom l’indique, un disque de 16 centimètres de diamètre, fabriqué en argile cuite vieux de plus de 4000 ans.

Sur ces deux faces, on peut y voir près de 250 hiéroglyphes que l’on soupçonne être du crétois antique d’après les longues études qui ont été menées pour les déchiffrer.

À ce propos, le disque de Phaistos est tellement mystique et unique en son genre que le Docteur et chercheur Gareth Owens de l’Institut Technologique Crétois a passé pas moins de 6 ans à essayer de décrypter ces signes.

Malheureusement, malgré ses connaissances et un travail sans relâche, il n’a réussi à traduire partiellement que quelques uns d’entre eux.

Ainsi, il déclare que des termes comme « mère déesse », « déesse » ou encore « mère brillante » reviennent à plusieurs reprises, le laissant alors penser qu’il s’agit probablement d’une prière en faveur de la déesse minoenne, mais sans réelle conviction ou faits probants.


Partagez l'article

>