D’après la communauté scientifique, les guerres coloniales, aussi brutales et injustes soient-elles, ont toujours été au cœur de nos sociétés et civilisations, et ce au moins depuis l’Antiquité.

Publicité

Généralement entreprises par souci économique et, de fait, pour s’approprier des richesses qui ne sont pas les nôtres, l’Histoire a démontré plus d’une fois qu’à travers ses heures les plus sombres, l’être humain était capable du pire pour satisfaire ses désirs de domination.

C’est pourquoi certains pays ont tout mis en œuvre pour éviter que cela ne leur arrive : impossibles à envahir, ils disposent de stratégies de défenses parfois insoupçonnées…

4. La Russie

Zhuravlevzhuravleva, Pixabay

Nation la plus grande au monde avec une superficie dépassant les 17 millions de kilomètres carrés, sa taille est, en soi, un obstacle incontestable à une hypothétique invasion : plus volumineuse que Pluton, des centaines de milliers de soldats seraient nécessaires pour envisager d’attaquer un état aussi vaste.

D’autre part, il faut savoir que le pays est doté d’immenses régions montagneuses où se cachent d’innombrables bases militaires secrètes strictement impossibles à démasquer : en cas de colonisation, il n’y a que très peu de chance pour que les ennemis parviennent à tenir plus de quelques kilomètres sans être neutralisés.

Deuxième puissance militaire du globe, celle qui se place juste derrière les États-Unis, elle a de quoi faire frémir n’importe quelle armée.

Présentement en train de développer Kanyon, l’arme nucléaire la plus destructrice de tous les temps, le Président russe Vladimir Poutine a d’ailleurs récemment déclaré qu’il n’hésiterait pas à l’utiliser si besoin est : « La Russie maintient son droit d’utiliser des armes nucléaires uniquement en cas d’utilisation d’armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive contre elle ou ses alliés, ou en cas d’agression à notre encontre faisant appel à des armes classiques lorsque l’État est menacé de manière existentielle ».

3. Le Canada

U.S. Marine Corps, Photo de CWO2 Keith A. Stevenson

Pays particulièrement paisible, le Canada est rarement, pour ne pas dire jamais, au-devant de la scène internationale lorsqu’il s’agit de conflits armés.

Pacifiste et serein, le Grand Nord blanc n’est pas dépourvu de moyens de défense pour autant : munie de machines de combat high-tech et de troupes surentraînées, l’Armée canadienne se veut remarquable et éminente.

De plus, le Canada occupe une position géographique on ne peut plus avantageuse : deuxième plus grand pays de la planète, il est encerclé par l’océan Arctique au nord, l’océan Atlantique à l’est, l’Océan Pacifique à l’ouest et se veut directement protégé par la Première puissance mondiale au sud, avec qui il entretient des relations plus qu’excellentes.

En effet, en partageant sa frontière avec les États-Unis (qui occupe une place géopolitique, militaire et économique privilégiée depuis le milieu des années 1940), le Canada ne risque absolument pas d’être approché par qui que ce soit.

2. Le Japon

Army.mill, Wikipedia Commons

État de type insulaire, donc exclusivement composé d’îles, il va sans dire que rien que d’un point de vue technique, le Japon est bien plus compliqué à coloniser que n’importe quel autre État dit continental.

En outre, en tant que 3e puissance économique mondiale et doté d’un pouvoir militaire conséquent, le pays du Soleil-Levant n’est pas en reste en matière d’armée et d’équipement, si bien que pas moins de 49 milliards de dollars sont alloués à la défense nationale.

Aussi, notons que sur ses 126 millions d’habitants, plus de 1,2 million de Japonais atteignent la majorité (et donc l’âge militaire légal) tous les ans, en plus des 310 000 soldats que le pays détient déjà actuellement.

Mais ce qui dissuaderait n’importe quelle nation de conquérir le Japon, c’est avant tout le Traité de coopération et de sécurité mutuelle qu’il a signé avec les États-Unis en 1960 et qui stipule que « Dans le but de contribuer à la sécurité du Japon et au maintien de la paix et de la sécurité internationales en Extrême-Orient, les États-Unis d’Amérique se voient accorder l’utilisation par leurs forces terrestres, aériennes et navales d’installations et de zones situées au Japon » (Article VI) : pour ainsi dire, en cas d’invasion, les nippons ont le soutien total des USA, la première puissance militaire au monde.

1. L’Australie

US Army photo/Spc. Robert H. Baumgartner, Wikipedia Commons

Avec 24 millions d’habitants seulement, nous pouvons penser de prime abord qu’envahir le Pays des kangourous est une tâche relativement simple.

Cependant, il ne faut pas oublier qu’en plus d’être considérée comme un pays, l’Australie est avant tout un continent à elle toute seule : 6e État le plus grand du monde, sa superficie totale est estimée à pas moins de 7,7 millions de kilomètres carrés.

14 fois plus vaste que la France et largement bordé par l’Océan Pacifique et l’océan Indien, il faudrait au moins 200 000 soldats pour qu’une colonisation puisse être possible.

Et tout cela sans compter que ses côtes sont naturellement protégées par sa Grande Barrière de corail, qui n’est autre que l’écosystème le plus important de la planète : composée de 2 300 kilomètres de coraux et de récifs, elle ferait facilement office de barricade en cas d’invasion.

D’ailleurs, cette idée a déjà traversé l’esprit du Japon, notamment durant la Seconde Guerre mondiale, mais le gouvernement de l’époque s’est vite ravisé en prenant conscience des différentes difficultés auxquelles il devrait faire face s’il entreprenait une quelconque attaque : « Nous n’avons jamais eu assez de troupes pour envahir l’Australie. Nous avions déjà largement dépassé nos lignes de communication. Nous n’avions ni la force armée ni les moyens d’approvisionnement pour monter une extension aussi extraordinaire de nos forces déjà surmenées et trop dispersées. » avait déclaré le Premier ministre et Général de l’Armée impériale japonaise Hideki Tojo en 1942.

 


Partagez l'article

>