Les scientifiques sont aujourd’hui certains que les pires épidémies ayant marqué l’humanité au cours des dernières années ont été provoquées par un virus d’origine animale. Le plus difficile à cette étape de la recherche, est de déterminer les facteurs qui affectent l’apparition des catastrophes sanitaires. En effet, il est important de savoir où ces évènements se produisent pour en comprendre le saut d’une espèce à une autre, mais cela est plus facile à dire qu’à faire.

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Pour retrouver le déclencheur de la prochaine épidémie, il serait recommandé de s’intéresser aux endroits où l’homme pourrait être en contact avec des animaux porteurs de maladie. Cependant, les circonstances qui peuvent déclencher de telles catastrophes sanitaires sont parfois imprévisibles.

Bien entendu, il ne faut surtout pas se laisser influencer par l’impression générale selon laquelle certaines parties du monde (comme l’Afrique et l’Asie) sont plus susceptibles que d’autres d’abriter des foyers infectieux. L’Europe par exemple, a vu la naissance du virus de Schmallenberg, s’attaquant au bétail pour faire avorter les individus touchés. L’Amérique du Sud a, quant à elle, été frappée par le virus de l’encéphalite équine vénézuélienne et le virus Mayaro.

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CDC

Par ailleurs, on ne peut pas compter non plus sur l’exposition humaine aux virus pour identifier son point d’émergence, car cela n’implique pas forcément l’apparition des symptômes. Alternativement, cerner le cycle de transmission endémique des virus servirait certainement à reconnaître ceux qui sont déjà présents chez les animaux. Ainsi, il sera possible de remonter jusqu’à la source de l’infection chez l’hôte humain en cas de flambée.

Dans le cas du SARS, du MERS et d’Ebola, il s’agit des chauves-souris. Ce sont, d’ailleurs, les études sur les cycles de propagation du coronavirus qui ont permis aux experts d’en confirmer l’origine chez ces animaux.

Toutefois, l’hypothèse suggérant que les chauves-souris sont des hébergeurs de virus exceptionnels, à cause de leur physiologie ou parce qu’elles sont favorables à l’adaptation de leurs « convives », a été remise en question. De récentes recherches ont démontré que cette capacité est plutôt due au fait qu’il existe, tout simplement, une énorme variété d’espèces de chauves-souris dans la nature.

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Quoi qu’il en soit, les spécialistes sont conscients qu’il leur reste encore beaucoup de travail avant de maîtriser réellement le domaine de la virologie. Pour cela, il conviendrait de reprendre la recherche sur l’origine du COVID-19 là où on l’avait laissée. Ce n’est que grâce aux résultats de ces travaux que l’on pourra avoir suffisamment de données pour prétendre présager la nature et l’origine du prochain virus qui menacera la race humaine.


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