Les mers et les océans représentant plus de 70 % de la surface de notre planète, il va sans dire que la faune que l’on y trouve est on ne peut plus diversifiée.

Publicité

Tandis que les eaux abritent des animaux gigantesques qui peuvent mesurer jusqu’à 20 mètres de long, comme le requin-baleine, elle renferment également des espèces d’à peine quelques centimètres.

D’ailleurs, certaines d’entre elles sont si minuscules que leur découverte, qui parfois date de quelques siècles, relève presque du miracle. Et pourtant…

Publicité

Les algues

IAEA Imagebank, Flickr

Bien que considérées pour la plupart comme des végétaux, les algues demeurent des organismes vivants malgré tout.

En termes de taille, ces dernières varient énormément : si certaines, notamment dans les eaux profondes des océans, peuvent atteindre jusqu’à 60 mètres de hauteur, d’autres en revanche ne dépassent pas les 5 micromètres (soit à peine 5 fois plus grandes que les bactéries présentes dans l’eau)

Parmi les plus répandues, on retrouve une espèce communément appelée la « Micromonas », une algue verte microscopique de l’ordre des phytoplanctons.

Publicité

D’une manière générale, elles font partie intégrante de la biodiversité marine : en plus de produire de l’oxygène, elles permettent à la faune aquatique de se nourrir.

En outre, les algues sont également utilisées à des fins pharmaceutiques, industrielles, alimentaires, mais pas que : source inépuisable de pétrole brut, la communauté scientifique travaille depuis quelques années sur un biopétrole capable de remplacer nos carburants actuels.

Même si les travaux sont encore en cours de recherche, tout porte à croire que les algues sont surement le diesel du futur

Publicité

L’Etmopterus Perryi

Un requin-lanterne nain.

Derrière ce nom étrange se cache en réalité un poisson que nous redoutons tous : un requin.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le requin-lanterne nain ne dépasse que très rarement les 15 cm, si bien que le spécimen le plus grand au monde jamais rencontré jusqu’alors mesure 20 cm.

Présente dans les eaux profondes au large des côtes de l’Amérique du Sud (la Colombie et le Venezuela entre autres), cette espèce de requin-lanterne, comme son nom l’indique, est dotée de photophores sur son ventre et ses deux nageoires qui émettent de la lumière et qui lui servent grandement à se nourrir : attirés par la lumière qui émane du ventre du requin-lanterne nain, les petits poissons ne tardent jamais à s’approcher trop près de lui, avant d’être gobés d’une traite, sans avoir eu à fournir le moindre effort.

De même, ses yeux volumineux lui confèrent l’avantage d’avoir une vision extrêmement développée, et ce, même dans le noir.

Publicité

Certains scientifiques pensent que la lumière qu’il crée naturellement lui sert également de camouflage contre les prédateurs : visible à plusieurs mètres de distance, la lumière rouge que le requin-lanterne nain dégage est sans aucun doute perçue comme un danger par les marsouins et autres phoques.

Le poisson-grenouille

Zsispeo, Flickr

Si le poisson-grenouille, une fois adulte, peut atteindre les 56 cm, sa taille ne dépasse jamais les quelques centimètres chez les nouveau-nés, allant de quelques millimètres à 2 ou 3 cm tout au plus.

Connus pour leur capacité à se camoufler derrière n’importe quel environnement marin en changeant de couleur tel un caméléon, le poisson-grenouille est particulièrement difficile à repérer dans l’eau : en plus de sa petitesse, il arrive à prendre l’apparence physique de pratiquement tout ce qu’il croise sur son chemin (corail, éponge, algues ou encore oursins…) pour se fondre dans la masse et éviter les attaques de ses prédateurs.

Publicité

D’une intelligence presque sans égale, le poisson-grenouille qui vient de naitre revêt même la forme de mollusques toxiques par pur instinct de survie, malgré son jeune âge.

Mais derrière ces quelques centimètres se cache pourtant un prédateur on ne peut plus féroce : carnivore et cannibale, il n’a pas peur de s’attaquer à des proies bien plus grandes et plus fortes que lui, ou de manger ses pairs…

Les nudibranches

Daviddarom, Wikipédia

Les nudibranches sont de petits mollusques de la famille des limaces de mer que l’on reconnait facilement grâce à leurs innombrables nuances de couleurs qui semblent tout droit venues d’une autre planète.

Publicité

Ces animaux marins arborent des teintes vives allant du bleu turquoise au rose fluo en passant par le jaune, le violet…

Les espèces les plus petites n’atteignent jamais plus de 56 mm, bien que certains spécimens peuvent aller jusqu’à 30 cm.

Carnivores, mais aussi cannibales, leurs deux antennes situées de part et d’autre de leur tête leur permettent de repérer leurs futures proies, parmi lesquelles on retrouve généralement des balanes, des coraux, des algues ainsi que d’autres espèces de nudibranches

Tout comme les poissons-grenouilles, les limaces de mer nues changent de teinte pour passer parfaitement inaperçues.

Par contre, pour pouvoir modifier leur couleur, elles n’ont d’autre choix que de manger au préalable : en d’autres termes, leur apparence dépend directement des proies dont elles viennent de se nourrir.

Publicité

À ce jour, plus de 3 000 espèces différentes de nudibranches ont été découvertes et nous savons maintenant qu’il s’agit de mollusques hermaphrodites dits « simultanés » : pour se reproduire, il leur suffit de s’accoupler avec leur semblable, peu importe le sexe ou l’espèce dont l’animal fait partie.

La pieuvre wolfi

 

Dans l’imaginaire populaire, une pieuvre est souvent un animal marin géant avec de larges tentacules pleins de ventouses.

Et pourtant, la pieuvre wolfi va totalement à l’encontre de ce mythe : pas plus grand qu’un ongle, elle peut tenir sur le bout d’un doigt sans aucune difficulté.

Publicité

Avec ses 2,5 cm de hauteur, elle ne pèse pas plus d’un gramme et vit principalement dans l’ouest de l’Océan Pacifique.

Découverte pour la toute première fois en 1913, elle est répertoriée comme étant la plus petite espèce de pieuvres au monde (mais surtout la plus mignonne) depuis maintenant plus d’un siècle.

Cependant, la communauté scientifique ne connait pas réellement ses comportements sociaux ou ses habitudes alimentaires, si ce n’est que les pieuvres wolfi mâles possèdent des franges sur leurs ventouses.

Publicité


Partagez l'article

Contenu Sponsorisé

>