On pensait que le besoin d’oxygène pour les êtres vivants était une vérité qui n’avait plus lieu d’être prouvée, tout comme le fait que la vitesse de la lumière soit inégalable, ou que la Terre est ronde. 

Publicité

Seulement, de nouvelles données pourraient redéfinir notre conception de l’Univers.

En effet, une récente découverte semble remettre en question l’idée qu’on se faisait du fonctionnement de la vie sur notre planète, ainsi que de la possibilité de l’existence de créatures extraterrestres.

Il s’agit en fait d’un organisme multicellulaire dépourvu de génome mitochondrial, et donc, capable de subsister sans oxygène.

La respiration a été développée il y a plus d’un milliard d’années grâce à une relation symbiotique réunissant un archaeon et une bactérie, en les faisant évoluer ensemble. 

Cela a donné naissance aux mitochondries, présentes dans presque toutes les cellules de notre corps et qui nous aident à remplir pleinement cette fonction.

Ces organites produisent « l’adénosine triphosphate », une molécule utilisée pour alimenter les processus cellulaires.

Il est vrai que certains êtres unicellulaires réussissent à survivre dans des conditions hypoxiques, mais ce qui est scientifiquement moins convaincant, c’est l’existence de métabolismes pluricellulaires anaérobies. Du moins, jusqu’à aujourd’hui !

organisme multicellulaire sans oxygène
Cnidaire H. salminicola/Université d’État de l’Oregon

La Professeure Dayana Yahalomi et son équipe nous ont fait des révélations inédites en réexaminant un parasite du saumon commun appelé Henneguya salminicola.

Ce qu’il faut savoir, c’est que ce cnidaire, tout à fait inoffensif, crée des kystes inesthétiques dans la chair du poisson à l’intérieur duquel il peut vivre sans dépendre de l’O2.

Pour en apprendre plus, les chercheurs ont fait des tests sur l’ADN de l’hôte à l’aide du séquençage en profondeur et de la microscopie à fluorescence. Les résultats ont montré qu’il n’avait plus de gènes nucléaires impliqués dans la respiration.

Les experts étaient bel et bien devant un organisme pluricellulaire qui pouvait se passer d’oxygène. Ils ne saisissent pas trop comment cela est possible, mais ils supposent, sans trop de certitude, que c’est peut-être une sangsue d’adénosine triphosphate.

Ce qui est étonnant, c’est que cette créature ait conservé malgré tout une structure similaire à des cellules de méduses, dont elle ne fait pas le même usage : elle s’en sert, plutôt, pour s’accrocher à son hôte.

Les auteurs de l’article affirment que leur étude permettra de comprendre le processus d’évolution d’un type de métabolisme à un autre. Quoi qu’il en soit, ils sont conscients qu’il leur reste encore beaucoup de travail à faire dans ce domaine afin de bien cerner le sujet.


Partagez l'article

>