L’Afrique de l’Est connaît actuellement l’une des catastrophes les plus dévastatrices jamais enregistrées depuis quelque dizaines d’années. Il s’agit d’une attaque acridienne aux conséquences irréversibles, qui pourraient empirer la situation déjà très grave, suite à l’épidémie du COVID-19.

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En effet, la crise alimentaire assez difficile à gérer, qui ravage déjà la région, pourrait être accentuée par cette nouvelle épidémie…

Pour ceux qui ne les connaissent pas encore très bien, les criquets pèlerins sont vraiment très dangereux pour l’agriculture ; ils peuvent en un rien de temps, engloutir l’équivalent de ce que mangeraient 35 000 personnes.

Le Kenya, l’Ouganda, l’Éthiopie, la Somalie, l’Érythrée, Djibouti et le Soudan ne sont que les premières victimes de ces insectes migrateurs, dont le parcours semble encore très long. Notons toutefois que, la Somalie, qui vit déjà sous le poids de plusieurs fléaux, a en plus été le pays le plus touché par ce phénomène.

Après les dégâts que les essaims ont causés, en mars dernier (25 000 kilomètres de terres cultivées), les Africains orientaux seront probablement confrontés à une famine extrême, les semaines à venir.

Les criquets pesteux en mouvement.
CSIRO/Wikipedia Commons

Les experts mettent en garde contre une quatrième éclosion d’œufs de criquets, qui renforcera l’infestation existante mettant en péril les nouvelles récoltes, ainsi que les pâturages pour le bétail.

Une organisation affiliée à l’IRC (L’International Rescue Committee), Sahal Farah de Docol, a affirmé qu’il est urgent de prendre des dispositions pour contrer cette invasion hors du commun, sinon, elle ne s’arrêtera pas à l’Afrique de l’Est, mais s’étendra très vite à l’Ouest.

Elle ajoute qu’il est impossible de maîtriser, seule et sans aucune aide, « les armées de criquets » qui ont déjà ravagé plusieurs hectares d’herbage et infesté des sources entières.

L’IRC lance un appel pour obtenir des donations humanitaires afin de venir au secours des milliers de ménages, menacés par la hausse des prix des denrées alimentaires.

De surcroît, les femmes responsables de ces foyers, pendant que leurs époux sont en déplacement à la recherche de travail, devront en plus gérer les affaires extérieures. Et, pour les aider, il faudrait un soutien financier de 1,98 million de dollars, d’après l’IRC.

Une analyse technique approfondie de l’évolution de l’épidémie, suivie d’une mise en commun constante des données, servira peut-être à mieux contrôler cette montée ou en réduire la gravité.


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