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Une nouvelle espèce de dinosaure est découverte chaque semaine


Apparus pour la toute première fois il y a environ 250 millions d’années, à la fin du Trias inférieur, les dinosaures ont régné sur notre planète jusqu’à disparaître totalement de sa surface, il y a maintenant 65 millions d’années.

Tandis que les travaux de longue haleine que les paléontologues effectuent depuis des centaines d’années nous ont permis d’en apprendre beaucoup sur ce genre animal que nous ne croiserons visiblement jamais, il s’avère que ceux-ci sont loin d’être terminés, si bien que les experts continuent aujourd’hui de découvrir très régulièrement de nouvelles espèces de dinosaures, à raison d’une par semaine d’après les statistiques…

Des chiffres plus importants que jamais

Nous avons tous entendu parler du T-rex, du Diplodocus, du Tricératops, mais connaissez-vous le Lavocatisaurus, le Gobiraptor Minutus ou encore le Bajadasaurus pronuspinax, qui ont tous trois été débusqués, parmi des dizaines d’autres, à la fin de l’année 2018.

« C’est maintenant le meilleur moment de l’Histoire de la recherche sur les dinosaures. Les gens trouvent plus de dinosaures que jamais : environ 50 nouvelles espèces par an, ce qui est incroyable. C’est une nouvelle espèce chaque semaine, en moyenne. Pas un nouvel os ou un squelette, mais une espèce totalement nouvelle » a affirmé le Professeur en paléontologie et en biologie évolutive de l’Université d’Édimbourg, âgé d’à peine 34 ans, Stephen Brusatte, qui a mis en exergue à lui seul pas moins de 10 nouvelles espèces de dinosaures en l’espace de quelques années seulement.

En effet, ces chiffres ont vraiment de quoi surprendre lorsque l’on sait que jusque dans les années 1990, la communauté scientifique n’en décelait rarement plus d’une quinzaine par an.

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Borealopelta, Suncor Nodosaur
Machairo, Wikipedia Commons

De plus, cette vague soudaine de découvertes remet grandement en cause la question lancinante du nombre d’espèces de dinosaures qui pouvaient exister auparavant, car si l’on était persuadé qu’elles n’étaient pas plus de 700 il y a encore quelques années, il semblerait, à ce rythme-là, que nous soyons loin du compte.

D’ailleurs, dans une étude parue en 2016, les chercheurs ont estimé qu’il y en a eu au moins 1 936 et pour en arriver à cette conclusion, ils ont mis au point une méthode de calcul statistique ingénieuse, le TRiPS, qui se base entre autres sur le nombre de fossiles retrouvés par période géologique.

Un phénomène à facteurs multiples

Évidemment, ce nouveau souffle en matière de paléontologie n’est pas le simple fruit du hasard, mais plutôt le résultat de plusieurs facteurs qui font que nous sommes actuellement capables de déterrer toujours plus de genres de dinosaures différents.

En premier lieu, et aussi surprenant ou insignifiant cela puisse paraître de prime abord, le succès du film Jurassic Park n’est pas anodin et a beaucoup plus influencé les experts que l’on ne pourrait le penser.

Paru en 1994, sa date de sortie correspond exactement à la période durant laquelle les découvertes se sont accélérées, et pour cause.

L’engouement général que le long métrage a suscité a non seulement eu un impact sur les jeunes téléspectateurs qui ont fait plus tard de leur amour pour les dinosaures leur métier, mais également sur les institutions qui, depuis, ont augmenté le montant des budgets alloués aux musées et aux universités pour les recherches en paléontologie.

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Wikipedia Commons

« Jurassic Park a attiré un nombre incroyable de personnes sur le terrain », a déclaré Jack Horner, paléontologue et conseiller scientifique employé pour la réalisation du célèbre film de Spielberg.

Aussi, il faut savoir que jusque très récemment, de nombreux pays tels que la Chine, l’Argentine ou encore la Mongolie, ne possédaient pas beaucoup d’experts et ne permettaient pas non plus aux chercheurs étrangers de venir procéder à des fouilles sur leurs terres qui se révèlent aujourd’hui être de véritables mines d’or pour les scientifiques.

« Beaucoup de ces endroits étaient très difficiles à travailler il y a quelques décennies pour les scientifiques occidentaux », affirme le Professeur Horner.

Enfin, rappelons que les moyens technologiques ont connu un réel essor à la fin des années 1990 et, à fortiori, nous permettent toujours de mettre en avant des éléments que nous ne pouvions pas forcément voir ni même comprendre jadis…