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Une Australienne s’est mariée avec elle-même et a prononcé ses vœux d’une drôle de façon


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Tradition qui se perpétue depuis la nuit des temps, le mariage est souvent considéré comme l’une des étapes les plus importantes dans une vie.

Cependant, le modèle familial tend peu à peu à se modifier, si bien que le mariage n’est plus, depuis quelque temps maintenant, caractérisé comme étant l’union d’un homme et d’une femme.

Et c’est justement à travers cette nouvelle définition qu’une jeune Australienne a souhaité se marier avec elle-même, en allant jusqu’à prononcer ses vœux face à un miroir : bien que cela puisse surprendre de prime abord, elle nous rappelle que l’amour de soi est un cadeau que tout le monde devrait penser à s’offrir de temps à autre…

Un choix personnel on ne peut plus inattendu, mais réfléchi

C’est à l’âge de 34 ans, le jour de la Saint-Valentin 2017, que l’Australienne Linda Doktar s’est engagée, pour le meilleur et pour le pire, avec sa propre personne.

Vêtue d’une robe violette et bleue, la cérémonie a eu lieu sur la plage de Gold Coast, dans son pays natal : accompagnée de ses trois amis les plus anciens ainsi que d’un miroir, l’évènement qu’elle attendait depuis longtemps s’est enfin réalisé, pour son plus grand bonheur.

« Hier, j’ai expérimenté le rituel le plus puissant de l’amour-propre et de l’auto-mariage connu de l’humanité : promettre d’aimer, d’honorer et de respecter mon âme aujourd’hui, demain et toujours. Hier, j’ai fait le choix de devenir mon âme sœur et ma meilleure amie » a-t-elle déclaré le lendemain de son mariage.

Coach de vie de formation, Linda Doktar a toujours enseigné à ses clients, mais également à son entourage, combien l’amour-propre est une notion primordiale dans la vie d’une personne : après avoir vécu une rupture amoureuse extrêmement douloureuse dont elle a eu du mal à se remettre, elle a tout de suite compris que ce mariage en solo lui permettrait de passer outre, et d’avancer.

Une pratique qui tend à se développer peu à peu

Ce mariage n’est pas tout à fait le premier du genre : peu de temps avant, une des amies proches de Mme Doktar surnommée Emmajane Love, conseillère en relations sexuelles, s’était également mariée à elle-même lors d’un voyage à Bali, en Indonésie.

Après avoir subi plusieurs relations amoureuses toxiques et violentes, Mme Love s’est juré de s’aimer quoiqu’il arrive et a pris l’initiative de se le prouver en s’achetant sa propre bague de fiançailles.

Bien que ce type de mariage, appelé « sologamie » ne soit absolument pas reconnu d’un point de vue légal, Love reste intimement convaincue qu’il n’est pas possible de pouvoir aimer pleinement quelqu’un si l’on ne s’aime pas soi-même d’abord.

« J’ai pris l’engagement de penser à moi et de me débarrasser du concept selon lequel je dois être mariée. Je me sens plus complète et je ne cherche pas le bonheur en dehors de moi-même. Et c’est vraiment la clé » explique-t-elle.

Elle rappelle également que la sologamie est purement symbolique et spirituelle avant tout : le but n’est pas de vivre tout. e seul. e le restant de ses jours, mais elle demeure malgré tout un moyen de guérir ses propres blessures émotionnelles.