Avec plus de 30 000 espèces différentes qui vivent dans les eaux de nos océans, de nos mers et de nos rivières, autant dire que les poissons forment un genre d’animaux aquatiques largement présent sur Terre, et tout cela sans compter la centaine de nouvelles espèces que les experts décèlent chaque année.

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Tandis que nous connaissons parfaitement la majorité de ses spécimens, d’autres en revanche nous sont encore complètement étrangers.

Et parfois, il arrive que nous pensions les connaître, alors qu’en réalité, les faits prouvent exactement le contraire, comme c’est le cas de ce mystérieux poisson qui s’est accidentellement échoué sur une plage de Californie, au grand étonnement de la communauté scientifique…

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Une situation inexplicable qui a laissé les experts sans voix

Si trouver un poisson échoué sur le sable n’a rien d’extraordinaire de prime abord, tomber nez à nez avec un poisson-lune trompeur (ou Mola tecta) de 2,1 mètres de longueur sur les côtes de l’Ouest américain n’a en revanche absolument rien de commun, et ce pour deux raisons.

Un poisson mystérieux échoué sur une plage en Californie confond les scientifiques - notre-planete, insolite, animaux - trouvaille, Réserve naturelle, poisson, plage, Ouest américain, Nouvelle Zélande, National Oceanic and Atmospheric Administration, Môle (poisson), Migration animale, insolite, Hémisphère nord, espèce, écologie, découverte, Chili, Changement climatique, Californie, Australie, Afrique du Sud
Thomas TURNER

Premièrement, il s’avère que cette créature marine se fait particulièrement rare, si bien que « tecta » se traduit du latin par « caché ».

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Observé pour la toute première fois il y a à peine 2 ans, à l’aube de l’année 2017, Mola tecta est de surcroît la troisième et dernière espèce de poisson-lune à avoir été rencontrée depuis plus de 130 ans, et seuls quelques spécimens ont été croisés à ce jour.

Mais ce n’est certainement pas le plus surprenant, car il faut savoir qu’en temps normal, cet animal marin vit exclusivement dans l’Hémisphère sud de notre planète, notamment du côté de la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Chili ou encore l’Afrique du Sud.

« Ce spécimen a officiellement été identifié comme étant un Mola tecta, le poisson-lune trompeur. C’est une situation incroyable, car c’est la première fois que l’on enregistre la présence de cette espèce dans l’Hémisphère nord ! “peut-on lire sur la page Facebook officielle de Coal Oil Point Reserve, la réserve naturelle appartenant à l’Université de Californie où le poisson en question a été trouvé par un stagiaire.

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Thomas TURNER

Des recherches encore en cours

En apprenant la nouvelle, la Professeure Marianne Nyegaard, qui est à l’origine de la découverte de Mola tecta en 2017, n’en revenait pas.

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‘J’ai littéralement failli tomber de ma chaise ! […] Comment a-t-il pu franchir l’Équateur et se retrouver sur les côtes américaines ? C’est peu commun pour le Mola tecta de parcourir de grandes distances.’ a-t-elle affirmé, incrédule.

À vrai dire, personne ne sait vraiment comment un tel phénomène a pu se produire.

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Thomas TURNER

En premier lieu, nous pourrions penser qu’il s’est tout simplement égaré en chemin, sauf qu’au regard des informations données par la Professeure Nyegaard, le poisson-lune trompeur n’est pas du genre à s’aventurer de la sorte, surtout que la distance qui sépare l’Australie des côtes Californiennes s’élève à au moins 13 000 km.

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Par contre, le dérèglement climatique constaté depuis quelques décennies maintenant pourrait expliquer un tel comportement de la part de ce Mola tecta.

C’est en tout cas ce que pense le Professeur en écologie de la National Oceanic and Atmospheric Administration Elliott Hazen, qui affirme que ‘les océans sont anormalement chauds depuis quelques années maintenant, ce qui mène les espèces marines à quitter leur habitat naturel pour migrer vers le nord’.


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