Depuis quelques années, les conséquences du changement climatique sont de plus en plus dramatiques. En effet, le réchauffement de la planète a déjà fait beaucoup de dégâts, mettant en péril plusieurs espèces en détruisant leur milieu naturel.

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Après le glacier Zachariae, la plateforme de glace Milne au Canada, il semblerait que ce soit maintenant le tour de la plus grande banquise de l’Arctique, encore debout, Nioghalvfjerdsfjorden vient de perdre des parties de sa plateforme de glace.

Cet évènement, impliquant la perte de 113 kilomètres du glacier Spalt, inquiète au plus haut point les scientifiques de la Commission géologique du Danemark et du Groenland (GEUS) et de l’Université Friedrich-Alexander en Allemagne.

Selon l’Agence spatiale européenne, les dommages se montent à 160 kilomètres carrés, au cours des 20 dernières années, dont 100 kilomètres carrés en 2 ans. Ce processus de désintégration a été accéléré durant les dix années précédentes, soit à 80 kilomètres en amont, d’après la Dre Anne Solgaard, chercheuse à GEUS.

GEUS

Ce qu’il faut savoir, c’est que ce genre de phénomènes sont le fait de l’écoulement de l’eau de la calotte glaciaire du Groenland ; ce qui donne naissance à des rivières et des étangs. Une fois gelées à nouveau par les basses températures hivernales, elles exercent une pression supplémentaire sur la langue flottante, qui peut parfois se briser.

Ce qui n’arrange pas les choses, c’est le réchauffement incroyable — signalé par les stations météorologiques locales — qui a marqué la région, et qui a largement favorisé la fonte des glaces.

Depuis une quarantaine d’années, les températures ont connu une hausse de 3 degrés Celsius, avec des chaleurs caniculaires enregistrées en 2019 et 2020. C’est ce qu’a expliqué la chercheuse à l’Université Friedrich-Alexander, déclaré Jenny Turton.

Le pire, c’est que les eaux de la mer sont en train de faire fondre « à petit feu » le glacier flottant. Cependant, aussi catastrophiques que soient ces incidents, ils étaient parfaitement prévisibles, étant donné les circonstances.

On dirait que l’Arctique n’est pas au bout de ses surprises ; avec une atmosphère et des eaux de plus en plus chaudes, elle a peu de chances de résister bien longtemps. Cela laisse présager que les récents évènements de vêlage ne sont que le début d’un enchaînement, malheureusement irréversible.


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