Certains critères semblent encore ancrés dans les esprits étroits qui prônent la stigmatisation basée sur l’apparence. Parmi eux : la minceur. Loin d’être un « idéal » facile à atteindre, plusieurs moyens sont exploités pour perdre du poids.

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Tout le monde sait que réfléchir demande beaucoup d’énergie qui va par la suite être brûlée au fil du processus. Mais est-ce le même concept utilisé par notre corps lors d’une activité physique intensive ? Une nouvelle étude démontre qu’il existerait une option plutôt simple et impensable qui permet de brûler quelques calories de trop…

Un concept fascinant

« La réponse basique est oui », déclare Ewan McNay, Professeur assistant en psychologie et en neurosciences du comportement à l’Université d’Albany. Mais il est normal d’émettre des doutes vis-à-vis de cette question assez étrange. Le cerveau, explique-t-il, consomme exclusivement du glucose pour fonctionner, contrairement à d’autres parties de notre corps.

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Toujours selon lui, les tâches difficiles exécutées par notre cerveau sont beaucoup plus demandeuses en énergie : devoir apprendre un chapitre de son cours n’a pas le même impact que se prélasser sur son lit devant une série comique.

« Vous allez en effet brûler plus d’énergie durant une activité cognitive intense que pendant que vous regardez Oprah ou autre. » explique le Pr McNay. Il ajoute cependant une information cruciale : la différence dans les dépenses caloriques globales entre une tâche mentale difficile et une autre qui l’est moins est très minime.

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Ce concept de dépense calorique liée à l’activité mentale reste tout de même intéressant.

À moins d’être un athlète professionnel et de tout donner à la salle de gym, nos dépenses caloriques ne dépendent pas exclusivement du sport. La réalité est toute autre : 8 à 15 % de nos dépenses d’énergie servent pendant la digestion, un pourcentage plus important est utile pour faire fonctionner les organes internes pendant que le cerveau arrive à consommer 20 % des calories que nous lui apportons.

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Wokandapix, Pixabay

Pas assez impactant

« En tant que consommateur d’énergie, le cerveau est l’organe le plus “ coûteux ‘’. » explique le Dr Marcus Raichle, médecin à la Washington University School of Medicine. Pour rendre ce pourcentage plus significatif, les spécialistes disent que nous brûlons 320 calories pour réfléchir, chaque jour.

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Mais, pour appuyer les résultats de leur recherche, ils insistent sur le fait que le changement dans l’intensité des activités mentales n’a qu’un très faible impact. Même en étant plongé dans l’élucidation d’un problème mathématique, vous ne consommerez que 5 % d’énergie en plus par rapport à une activité plus « calme ».

« Si vous faites quelque chose de très exigeant comme l’apprentissage d’un nouvel instrument, la consommation énergétique peut atteindre 200 calories supplémentaires. Mais nous parlons là de huit heures d’apprentissage intensif. »

Même dans ce cas de figure, vous ne pourrez ni profiter de vos capacités cognitives optimales ni de votre session « sportive » improvisée, car le cerveau finira par épuiser ses réserves de glucoses au bout de quelques heures. Prendre un bonbon pourra vous redonner de la force, mais cet apport calorique va perturber tout le système.

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Les personnes qui s’adonnent chaque jour à une activité mentale exigeante peuvent tout de même se rassurer : brûler un faible pourcentage calorique supplémentaire, chaque jour, fera la différence sur une période de 50 ou 60 ans, d’après le Dr McNay…


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