Bien que très à la mode depuis quelques décennies, les tatouages sont presque aussi vieux que l’humanité elle-même.

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Pratique ancestrale qui date au moins des Hommes préhistoriques, le plus ancien jamais découvert a été retrouvé par les archéologues sur un corps momifié de plus de 7 300 ans d’âge.

Jadis empreints d’un caractère religieux ou spirituel, notamment en Égypte Antique et dans les anciens royaumes d’Asie centrale, aujourd’hui, le dessein du tatouage est avant tout symbolique, ou esthétique et permet de garder une trace éternelle de ce qui nous anime, de ce que l’on aime.

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Mais, au-delà de leur beauté et leur signification, savez-vous exactement de quoi ils sont faits ?

Un constat qui fait froid dans le dos

Même si le métier de tatoueur est très règlementé et demande une certification pour pouvoir être exercé légalement, il n’en va pas forcément de même pour les différentes encres qu’il utilise.

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Tandis que les organisations gouvernementales sont chargées d’informer les consommateurs sur les ingrédients et matériaux qui composent les produits utilisés quotidiennement ou notre alimentation, il semblerait que les tatouages, pourtant extrêmement répandus, ne soient pas concernés.

Pour ainsi dire, nous ne savons pas vraiment ce qu’ils contiennent précisément, seulement qu’ils sont indélébiles (et douloureux !).

Et quand bien même les tatoueurs font souvent leurs propres mélanges, rares sont ceux qui les dévoilent au grand public.

Fort heureusement, les chercheurs, qui ont dirigé plusieurs études sur le sujet, ont percé à jour ce secret visiblement bien gardé.

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U.S. Air Force

Effectué par le Centre Commun de Recherche, le laboratoire de recherche scientifique de l’Union européenne, un rapport datant de 2016 a mis en exergue la composition chimique de divers pigments communément manipulés par les tatoueurs.

D’après les résultats de leurs analyses, il s’avère qu’ils renferment plusieurs substances dangereuses pour notre organisme telles que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (ou HAP) qui leur confère leur opacité, mais qui, en contrepartie, se veut cancérigène.

De même, 60 % des pigments colorés maniés par les tatoueurs font partie de ce que l’on appelle les pigments azoïques.

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Ces derniers ne sont pas néfastes pour notre corps lorsqu’ils sont tout juste appliqués, certes, mais au fil du temps, alors qu’ils se dégradent, ils deviennent toxiques.

Même conclusion pour cette enquête menée par des scientifiques suisses sur 229 encres de tatouage et qui a démontré que plus d’un quart d’entre elles contiennent du benzisothiazolinone, un produit hautement irritant pour la peau.

Les analyses ont également prouvé la présence de formaldéhyde, un produit classé comme étant cancérigène depuis quelques années déjà.

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L’importance de se renseigner avant de se faire tatouer

Évidemment, il ne s’agit pas là de promulguer l’interdiction formelle de se faire tatouer, mais simplement de souligner l’importance de se renseigner, au préalable, de la composition de tous les pigments que les professionnels manipulent sur leurs client.e.s, surtout lorsque l’on sait que l’on parle ici d’une marque définitive.

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En outre, il faut savoir que la nocuité des teintes utilisées par les tatoueurs ne se vaut pas, si bien que certaines sont nettement plus sûres que d’autres.

D’une manière générale, les encres à base d’oxyde de titane de couleur noire et blanche sont généralement les plus sûres.

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Les pigments verts et bleus également, en tout cas quand ils sont à base de sels de cuivre.

En ce qui concerne les encres rouges par contre, celles-ci se veulent particulièrement nocives, car peu importe leur composition, elles sont toutes allergènes, à des degrés plus ou moins importants.

Elles sont fréquemment issues de l’oxyde de fer (autrement dit de la rouille), un composé chimique qui, au contact de la peau, entraine des réactions cutanées parfois très sévères.

Enfin, pour ce qui est des nuances de jaune, que l’on obtient grâce à des épices très colorées telles que le curcuma, des allergies peuvent également survenir.


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