Malgré son apparence paisible, la terre est loin d’être une planète calme. Sa surface est stigmatisée de traces d’impacts de différents corps astraux qu’elle a vu passer et qu’elle a ressenties depuis sa création. L’atmosphère s’évertue à réduire en poussière ces pierres de l’espace pour minimiser leurs effets sur le sol. Il en résulte un spectacle unique d’étoiles filantes.

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Le mois de mai 2019, le ciel de l’Australie a été le théâtre d’un vrai ballet de feu d’artifice céleste avec en vedette, deux boules de feu qui l’ont traversé durant la nuit…

Deux sphères enflammées ont mis en effervescence le continent. La première a été observée, le lundi 20 mai, sur le Territoire du Nord, perceptible depuis Tennant Creek et d’Alice Springs, deux villes distantes de plus de 500 km. La seconde a choisi d’apparaitre sur l’Australie du Sud et Victoria, deux jours plus tard.

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Au contact de l’atmosphère, ces roches solides s’évaporent sans danger en altitude (80 à 100 km) au-dessus de notre tête, en produisant une traînée incandescente. Environ, 100 tonnes de matériau par jour subissent le même traitement. Les plus robustes atteindront la surface terrestre, alors que les autres voleront en poussière d’étoiles.

Le système solaire contient beaucoup plus de petits éléments que de grands. Notre globe en est bombardé continuellement. Plus l’objet est grand, plus le scintillement est spectaculaire. Les phénomènes en question sont dus à deux éléments plus gros qu’un pamplemousse, un melon ou même une voiture.

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En février 2012, Tcheliabinsk en Russie subissait les conséquences de l’explosion dans l’atmosphère, d’un objet lourd de 10 000 tonnes, et large de 20 mètres de diamètre ; heureusement, sans perte humaine, mais avec des dégâts matériels assez importants.

Cependant, le plus grand choc connu est sans nul doute celui qui a résulté de la création de la lune, quand la terre a été percutée par un astéroïde de la taille de la planète Mars dans sa prime jeunesse.

Les scientifiques emploient tous les moyens pour prévenir, sinon avertir ce genre d’évènements à caractère d’extinction planétaire dans le futur proche. Idéalement, les impacts d’une grande envergure sont plutôt rares.

Ces corps enflammés constituent des capsules temporelles, riches en informations pour les astrophysiciens, car ils sont constitués pour la plupart d’entre eux, de matériaux qui composaient le système solaire lors de sa création. Ce qui contribue à la compréhension de sa formation et de son évolution.

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Cependant, ils n’ont pas tous la chance d’atteindre le sol entier. Nous retrouvons soit de la poussière, soit des fragments, mais rarement un objet intact. Aussi, la plupart de ces précieuses découvertes sont dégradées et chimiquement altérées par l’environnement terrestre, chaud et humide.

Par opposition, les chutes ou météorites tombées et qu’on a ramassées quelques heures ou quelques jours après l’évènement sont beaucoup plus porteuses de données. Leur structure est intacte, puisque n’ayant pas été exposée pendant longtemps, aux influences de l’air alentour. L’étude de leur composition livre un contenu authentique, de la constitution aux origines de notre système planétaire.

L’Australian Desert Fireball Network a installé un large réseau de caméras à travers tout le continent, pour suivre ces précipitations astrales. Ces appareils ultras performants sont mis en place, pour observer les boules de feu sous différents angles, afin de déduire s’il y a production de météorite, d’en calculer la trajectoire, et enfin d’en déterminer le point de chute avec exactitude.

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Une application gratuite appelée « Fireballs in the Sky » a été développée en parallèle par l’équipe Fireballs. Elle est mise à la disposition des personnes ayant assisté à l’évènement, pour y déposer leurs photos et autres données, et leur offrant de soumettre leurs propres rapports Fireball. Cette plateforme informatique, représente une base de données recelant beaucoup d’informations, tant relatives aux sphères enflammées qu’aux pluies de météores.

Dans un rapport relatif à l’évènement, la NASA a déclaré que la taille de l’astre lumineux qui a zébré le ciel australien était probablement causée par un objet, de la taille d’une petite voiture.


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