Être ou ne pas être végétarien/végétalien : telle est la question. Le débat sur ce sujet reste encore aujourd’hui grand ouvert – d’autant plus lorsqu’il s’agit du cas de la femme enceinte. Car à ce propos, des réticences toucheraient même les plus anciens partisans du régime végétal.

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L’exemple le plus courant serait celui des mères végétaliennes devenant végétariennes — voire parfois même omnivores — le temps de leur grossesse, c’est-à-dire qu’elles se (re) mettent à consommer certains produits d’origine animale (lait, œuf, miel, etc.) jusqu’à l’accouchement.

Tout ceci en raison bien sûr d’inquiétudes concernant la santé de leur bébé. Mais les sceptiques n’ont qu’à bien se tenir puisque ces craintes pourraient bien se révéler infondées…

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Durant la gestation, le corps d’une femme subit un nombre incalculable de changements — principalement un gros chamboulement au niveau hormonal. En parallèle, le besoin nutritionnel du corps est accompagné d’un plus gros appétit chez la future maman qui devra alors « manger pour deux ».

Et ce n’est vraiment pas une blague, il est très important de bien se nourrir durant cette période étant donné que le corps demande une quantité élevée de vitamines, calcium, fer, etc., pour le bon développement du fœtus — une mauvaise alimentation peut également entraîner un travail prématuré, un faible poids à la naissance, un risque accru de malformations congénitales et de problèmes de santé tels que le diabète plus tard dans la vie.

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De plus, la consommation de ces éléments nutritifs protège la femme des risques de carences en vitamines, de diabète gestationnel ou encore d’anémie.

Les besoins et les risques sont donc bien connus, mais il n’empêche que des débats perdurent encore sur la façon de satisfaire ces besoins et d’éviter ces risques. De nouvelles aversions et « cravings » parfois très étranges — comme une terrible envie de cornichons avec de la crème glacée — s’ajoutent à cela.

Dans les pays occidentaux, les régimes végétariens et végétaliens ont souvent été critiqués, particulièrement sur la question de la vitamine B12, du fer ou d’autres nutriments encore — essentiels dans la grossesse.

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Mais certaines de nos craintes se voient enfin apaisées grâce à une revue de 22 études sur les grossesses végétaliennes et végétariennes publiées en 2015 dans le BJOG. D’après ce rapport, tant que les besoins nutritionnels (en particulier le fer et la vitamine B12) sont satisfaits, peu importe qu’ils proviennent d’animaux ou de plantes.

De ce fait, un régime végétarien ou végétalien peut être tout aussi équilibré sur le plan nutritionnel que n’importe quel régime omnivore : des aliments comme le tofu ou la levure nutritionnelle pourraient fournir des vitamines B essentielles aux vegans. Les épinards, le chou frisé et les lentilles pourraient donner un coup de pouce au fer.

Des suppléments tels que l’acide folique et la vitamine D pourraient également contribuer à la santé tout au long de la grossesse. Pour favoriser l’absorption du fer, il est conseillé de faire tremper les haricots et les grains entiers avant de les manger, ce qui présente aussi l’avantage de réduire leur temps de cuisson.

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Les auteurs ont néanmoins souligné que ces études concernaient uniquement les femmes déjà « en bonne santé » et que des recherches supplémentaires seraient nécessaires pour déterminer si ces régimes verts sont aussi adaptés aux femmes enceintes ayant des antécédents médicaux.

Jusqu’à ce que des informations supplémentaires soient disponibles, toute femme enceinte présentant des inquiétudes devrait consulter son médecin afin de déterminer le meilleur régime alimentaire pour son corps et son bébé.


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