Pourquoi nous devons être plus gentils avec les guêpes et vite


On dit que nous sommes la dernière génération à pouvoir agir contre le réchauffement climatique. Et bien que très peu d’entre nous le savent, les guêpes, plus amies avec l’environnement qu’avec les humains, sont menacées de disparition et la planète risque d’être privée des avantages qu’elles lui procurent.

Ces insectes à l’abdomen jaune rayé de noir et dont la femelle se caractérise par un dard venimeux se divisent en plus de 75 000 espèces. Des chercheurs, bien que peu nombreux essaient d’éveiller les consciences sur l’importance de préserver cet acteur indispensable à l’écosystème.

Nous n’aimons pas les guêpes

« À quoi vous font pensez les mots abeilles et guêpes ? », c’est la question qui a été posée à 750 participants dans le cadre d’une étude publiée dans le journal Ecological Entomology. Les réponses étaient « miel », « fleurs » et « pollinisation » pour le premier mot et « piqure », « agaçant » et « dangereux » pour le second.

Cette étude confirme que les humains sont plus enclins à aimer les abeilles que leurs cousines, les guêpes. Il a même été démontré que nous préférons les mouches, aussi énervantes soient-elles.

Le Docteur Seirian Sumner, responsable de l’étude, avertit : « Nous devons réviser activement l’image négative que nous avons sur les guêpes pour protéger les avantages écologiques qu’elles apportent à notre planète ». Il continu en rappelant qu’elles sont autant menacées d’extinction que les abeilles.

Loin de la culture populaire qui veut que la guêpe symbolise une personne importune, celle-là éloigne les parasites, pollinise les fleurs et les arbres. Ces hyménoptères exécutent d’adorables petites danses du ventre pour fêter une trouvaille de nourriture et… leurs piqures ne sont pas moins douloureuses que celles des abeilles…

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Bicanski, Pixnio

Agir pour la préservation des guêpes, une nécessité

Cette absence d’actions pour les comprendre apparait dans le fait que parmi les 900 recherches réalisées depuis 1980, seulement 2,4 % les concernaient. « Le peu d’effort est fait pour les assimiler et promouvoir leur rôle positif dans l’écosystème », écrit le journal.

Ce manque de communication fait que les gens sont peu informés de l’importance de ces insectes pour l’environnement, et ne sont donc pas sensibilisés à les protéger. Et si la majorité des espèces sont isolées, les 1 % qui s’approchent des humains sont à l’origine de cette réputation de « gâcheuses de piqueniques » qui n’arrange toutefois pas les choses.

Les experts insistent sur la nécessité d’agir pour la maintenance de la diversité et l’abondance des différents insectes sans faire de distinction d’origine émotionnelle, ceux-ci étant menacés par le changement climatique et la détérioration de leurs habitats.

Co-auteur de l’étude, le Docteur Alessandro Cini se réjouit de l’engouement mondial qui a suivi le déclin des pollinisateurs et l’intérêt public pour le soutien des abeilles. « Ce serait fantastique si cela pouvait se reproduire pour les guêpes, mais ça nécessiterait un changement culturel complet d’attitude », dit-il. Cependant, une prise de conscience n’est pas si improbable dans ces temps où la question de l’environnement devient une priorité…