Une belle photo, rien de plus facile de nos jours, fini la pellicule et son film délicat. Aujourd’hui, le téléphone portable est multiusage et permet d’avoir dans sa poche un photographe expert, disponible à tout moment. Cependant, malgré les logiciels pour le corriger, le problème des yeux rouges perdure sur les clichés. Alors que nos yeux virent au ton incarnat, nos chers félins qui posent à nos côtés se voient nantis de deux ronds bien brillants tels des astres…

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Pour les experts, cet effet est dû à une caractéristique dont l’être humain est, clairement et malheureusement, dépourvu.

Qu’est-ce que le tapetum lucidum

Le tapetum lucidum ou « tapis choroïdien » est une fine couche réfléchissante qui se situe directement sur la choroïde, soit à l’arrière de la rétine, ou bien à l’intérieur de celle-ci. Ce tapis clair est présent chez plusieurs animaux vertébrés et invertébrés ; pour les premiers, il se trouve à l’arrière de la rétine. Ce phénomène de réflexion sur ce tapis de lumière est appelé — improprement sur le plan scientifique — « yeux phosphorescents ».

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Le rôle principal de cette membrane est d’augmenter, par réflexion, la quantité de lumière captée par les photorécepteurs présents dans les yeux, qui va amener à l’amélioration de la sensibilité de l’œil à la luminosité, et garantir une meilleure clairvoyance. Ces derniers, qui sont des neurones spéciaux, vont transformer une information lumineuse, en message nerveux, de nature électrique, induisant ainsi une série de processus biologiques dans le corps.

Les photorécepteurs sont de 2 types, les cônes pour distinguer les couleurs, et les bâtonnets pour la vision nocturne. Certains animaux (mammifères) possèdent plus de bâtonnets que l’homme, ce qui leur permet d’apercevoir des formes dans la pénombre, et développer une meilleure acuité visuelle de nuit.

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Greg Hume/Wikipedia Commons

Phosphorescents et colorés

Les yeux brillants des animaux trouvent leur explication dans le principe rétroréflecteur du tapis éclatant, qui se compose de plusieurs couches de cellules et agit à la manière d’un miroir, en renvoyant la lumière qui est par conséquent, responsable du fait que les yeux des félins et autres bêtes scintillent le soir.

La phosphorescence associée au tapetum lucidum prend différentes teintes relatives à la composition des minéraux qui constituent les cristaux réfléchissants de ce tissu, en plus de l’angle de perception de la lueur.

On en ressort avec le panel coloré suivant : le chien vire plutôt à la nuance blanchâtre avec une périphérie bleue, verte pour les tigres, et un panaché de vert doré ourlé de bleu à bleu pâle, voire lavande pour les charmantes gazelles.

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Cette singularité est commune aux créatures nocturnes vivant sur terre ou dans l’eau (les crocodiles, les requins, les téléostéens…), leur offrant d’une part, la capacité de chasser de nuit, d’autre part, d’échapper aux prédateurs.

Mais cet avantage de taille a quand même un point faible ; la vision sous faible luminosité est meilleure, par contre l’image obtenue peut s’en trouver troublée, voire floue. Un effet d’interférences entre la lumière incidente et la lumière réfléchie en est la cause.

Malgré cela, l’être humain s’est inspiré des yeux des chats pour délimiter les routes et les chemins, avec des rétroréflecteurs synthétiques utilisés dans les balises surélevées.

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