Même si chaque personne est différente et vit des expériences personnelles qui lui sont propres, nous avons tous un point commun : la notion de temps qui passe.

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Peu importe ce que nous avons pu faire durant la journée, la semaine ou le mois qui a précédé, une minute passe exactement de la même manière pour tout le monde, elle est universelle.

Pourtant, ce temps semble s’écouler très différemment d’un individu à un autre si bien que plus nous prenons de l’âge, plus l’impression de le voir défiler à toute vitesse se fait ressentir.

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Et bien que ce phénomène soit longtemps resté un mystère, les chercheurs ont cependant réussi à le percer…

Une explication d’origine psychologique…

Lorsque l’on tente de se souvenir de notre enfance, il est clair que les journées étaient autrefois nettement plus longues que maintenant.

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Cela peut paraître complètement contrintuitif quand on y réfléchit à deux fois parce que techniquement, les moyens qui étaient mis à notre disposition à cette époque n’étaient pas aussi pointus et robotisés que ceux que nous pouvons avoir aujourd’hui.

Par conséquent, nous devrions, au contraire, avoir beaucoup plus de temps pour nous qu’auparavant.

D’après le philosophe Andrew Taggart, le problème ne tire pas son origine dans la façon avec laquelle, personnellement, nous utilisons notre temps, mais bien dans la société capitaliste qui ne cesse de prendre du terrain.

Ainsi, sans que nous nous en rendions compte, nous ne focalisons plus notre attention sur le nombre de choses que nous avons fait au cours de la journée, mais bien sur le temps qu’elles nous ont pris.

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De même, le psychologue des affaires Tony Crabb explique que nous avons tendance, en grandissant, à adopter des comportements contradictoires lorsqu’il s’agit de gérer au mieux notre temps.

En effet, nous sommes nombreux à penser que si nous faisons telle ou telle chose tout de suite plutôt qu’après, nous aurons davantage de temps plus tard.

Sauf qu’en réalité, au regard de nos quotidiens qui sont beaucoup plus chargés qu’avant, nous nous contentons seulement de nous occuper toujours plus, ce qui accentue grandement l’impression que nous sommes constamment dépassés.

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Sasint, Pixabay

… associée à un phénomène parfaitement physique

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce phénomène n’est pas seulement psychologique, mais possède également une cause biologique.

Nous ne sommes pas sans savoir que le cerveau d’un enfant ne répond pas de la même manière que celui d’un adulte et des experts tels que le Professeur Adrian Bejan ont prouvé que cette impression de temps qui passe plus vite en grandissant n’est pas si curieuse que cela.

Dans son étude, il explique que par nature, l’organe cérébral d’un sujet jeune traitera plus d’informations et d’images au cours d’une journée qu’un individu plus âgé, et ce, même s’ils vivent tous les deux exactement les mêmes évènements durant celle-ci.

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« Les gens sont souvent étonnés de voir combien ils se souviennent de jours qui semblaient durer éternellement dans leur jeunesse. Ce n’est pas que leurs expériences étaient beaucoup plus profondes ou plus significatives, c’est juste qu’elles étaient traitées en rafale » déclare-t-il.

Selon lui, cette situation n’a donc rien d’extraordinaire quand on sait qu’au fil du temps, notre cerveau développe des réseaux neuronaux de plus en plus volumineux, ce qui, inévitablement, allonge les circuits que doivent parcourir nos neurones.

Pour ainsi dire, ce n’est pas le temps qui est mystérieusement plus court, mais seulement nos capacités cognitives qui se font plus lentes.

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« Le cerveau stocke moins de souvenirs en 24 heures que lorsque nous étions enfants, nous donnant l’impression que nos journées raccourcissent » conclut le Professeur Bejan.


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