Les espèces ayant habité notre planète se sont longtemps battues pour assurer leur survie. En cette période de pandémie de COVID-19, l’humanité est appelée, plus que jamais, à sauver sa propre existence et à se recentrer sur les choses essentielles.

La crise actuelle a frappé de plein fouet l’économie mondiale, et de nombreuses entreprises ont connu un déclin important de leurs activités.

À un moment où les ventes du homard sont à leur maximum pour les célébrations du jour de l’an en Chine, la propagation du nouveau coronavirus vient réduire les bénéfices des exportateurs américains au désastre. 

Un effondrement des flux commerciaux

Le crustacé luxueux est un élément gastronomique essentiel lors des cérémonies de la nouvelle année chinoise. Celui-ci est importé principalement d’Amérique du Nord, atteignant des prix relativement élevés les deux premiers mois de l’année. 

Cependant, les mesures de sécurité universelles ont conduit la quasi-totalité des restaurants chinois à la fermeture, et les vols charters chargés de transporter les fruits de mer américains vers l’Asie ont été annulés. 

Avec une baisse de 5 % de la demande sur les homards canadiens, des quantités importantes non commercialisées du produit ont saturé les marchés locaux. 

Ceci a engendré une chute de prix jamais observée en quatre ans, en plus des pertes préexistantes dues aux tarifs douaniers imposés par la Chine dans sa guerre économique avec Washington.

En Nouvelle-Angleterre, les chiffres ont diminué de 17 % depuis le mois de janvier, atteignant un seuil minimal de 8,10 $, contre une valeur de 10,70 $ l’année passée.

Zdenko Zivkovic/Flickr

Une faillite multirégionale

D’après Stewart Lamont, directeur général de Tangier Lobster Company, les homards ont connu une vente vigoureuse juste avant la crise, pour compenser les éventuelles complications qui allaient suivre. 

Casey Peterson, gérant à la Giovanni’s Fish Market and Galley en Californie, a déclaré que le kilogramme de homards épineux débutait à 18 $ et se retrouve actuellement à 9 $. 

Stéphanie Nadeau, propriétaire de la succursale de la Lobster Co basée à Arundel, au Maine, a noté une diminution de 40 % de la valeur de ses actions. Avec une telle différence, Nadeau a été contrainte de liquider près de 23 000 kg, sans bénéfice, et licencier la moitié de ses employés.

À l’image des pays nord-américains, l’Australie verra prochainement son industrie de fruits de mer en faillite, étant donné que ses exportations de homards de roche sont principalement destinées à la Chine.

La Nouvelle-Zélande, pour sa part, libère dans la nature le surplus de néphropidés communs invendus, en gardant l’opération sous contrôle.


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