Apparus au début des années 1960, les jeux vidéos font aujourd’hui partie intégrante de notre quotidien.

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Alors que les tout premiers se voulaient peu performants, le marché a littéralement explosé et ne cesse de nous proposer des produits toujours plus innovants (et surtout plus addictifs) au fil des ans.

Mais comme toute chose, ce développement technologique a un coût, et pas des moindres.

Si vous êtes amateur ou amatrice de jeux vidéos, vous avez sûrement dû remarquer que les prix de ces derniers n’a pas arrêté de flamber depuis les années 2000, si bien qu’à l’heure actuelle, leur coût avoisine la soixantaine d’euros pour la plus grande majorité…

Un coût fixe et élevé, mais justifié

Tandis qu’il n’est pas rare de trouver deux vêtements exactement similaires à des prix quelque peu différents selon les magasins, ceci est pratiquement impossible en ce qui concerne les jeux vidéos.

Comme si leurs montants étaient mystérieusement et parfaitement alignés à l’échelle nationale, un même jeu aura donc un montant unique, et ce, peu importe qu’il soit vendu en boutique spécialisée, dans un supermarché ou en ligne.

Ce phénomène n’est évidemment pas le fruit du simple hasard et résulte en réalité d’un système largement ancré dans l’industrie du jeu vidéo qui se veut difficilement réformable.

De ce fait, il faut savoir qu’en premier lieu, c’est l’éditeur lui-même qui impose le montant au détail.

Compte tenu de la concurrence qui se veut particulièrement rude, les distributeurs n’ont aucun intérêt à proposer des prix plus élevés, au risque de voir leur clientèle diminuer.

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De même, ils ne s’aventurent pas à faire des promotions et à casser volontairement les prix pour attirer de nouveaux acheteurs, car sans l’accord préalable de l’éditeur, ce dernier sera susceptible de ne plus lui fournir ses jeux vidéos à l’avenir.

En d’autres termes, les vendeurs n’ont clairement aucun pouvoir sur la hausse ou la baisse des coûts, raison pour laquelle ceux-ci demeurent fixes et immuables.

Par conséquent, « si vous achetez “Super Mario” sur Nintendo Switch, il vous coûtera probablement 60 dollars. Si vous achetez le nouveau “Call of Duty” sur PlayStation 4 ou Xbox One, il vous coûtera aussi 60 $ » comme l’explique le journaliste expert en jeux vidéos et nouvelles technologies Ben Gilbert.

Lain, Flickr

Les principales autres raisons qui engendrent une hausse des prix

Même si c’est l’éditeur qui détermine, à la base, le prix de vente des jeux vidéos qu’il commercialise, d’autres éléments jouent nettement un rôle sur leur cherté.

Premièrement, il faut prendre en compte l’inflation mondiale : partant du principe que le coût de la vie est de plus en plus élevé un peu partout à travers la planète, il n’y a visiblement aucune raison pour que cette hausse des prix ne s’applique pas au monde du jeu vidéo.

Aussi, il ne faut pas oublier que la Chine, en tant que leader mondial de ce marché influence directement le secteur.

Ainsi, sachant que le niveau de vie du pays a beaucoup augmenté ces dernières années, il va sans dire que cela retentit forcément sur les coûts de production, de la main-d’œuvre et des matières premières.

En outre, le développement des nouvelles technologies et l’exigence des joueurs, qui souhaitent vivre des expériences virtuelles toujours plus réalistes, obligent les éditeurs à être le plus compétitifs et professionnels possible.

Pour ce faire, ils doivent impérativement employer les grands moyens (budget important, personnel hautement qualifié, marketing, publicité…) pour voir leurs ventes décoller.

Quoi qu’il en soit, bien qu’un CD à 60 euros reste très onéreux pour la plupart d’entre nous, il ne faut pas omettre le fait que des centaines de millions de dollars sont investis par les éditeurs pour qu’un jeu vidéo puisse voir le jour.

Pour avoir un ordre d’idées, Destiny a demandé un financement de pas moins de 500 millions de dollars.

Même constat pour des jeux comme Grand Theft Auto V (266 millions de dollars), Star Wars (200 millions de dollars) ou Red Dead Redemption (100 millions de dollars).


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