Imaginez-vous en attente de prendre un vol important tôt le matin un jour d’été par exemple. Alors que le retard prend de l’ampleur, vous êtes, vous, ou votre partenaire, voire l’un de vos enfants, affamé et desséché. N’ayant pas emporté grand-chose à manger ou ayant vidé toutes vos bouteilles de breuvage, vous n’avez plus qu’un seul choix ; celui de vous rendre au bar de boissons, pâtisseries et friandises qui se trouve à proximité. Peut-être prendriez-vous un croissant et l’équivalent d’un verre moyen de jus d’orange, ou même une simple petite bouteille d’eau. Le total ? Dans les 10 euros. Clairement, bien plus du double du prix de vente habituel.

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C’est ce qui arrive à beaucoup — beaucoup — de voyageurs ; détenus en captivité avec peu d’options d’achat, nous sommes souvent contraints de débourser 2-3 fois (plus dans certaines situations) le taux en vigueur pour un bout de nourriture, ou de payer 100 % + pour une bouteille d’eau. Et encore, nous ne citons pas ceux qui auraient besoin de s’approprier un coussin de voyage, des bouchons antibruits, ou du paracétamol…

Le problème est posé. Qu’est-ce qui rend les aéroports si chers ? La réponse est un peu plus compliquée que celle que l’on connait tous : « c’est du vol ».

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Les revenus d’un aéroport sont généralement répartis à parts égales entre deux grandes catégories : aéronautique (recettes des redevances d’atterrissage et des compagnies aériennes) et non aéronautique (parkings, concessions, hôtels).

La composante des concessions — qui comprend les produits alimentaires, les boissons et les ventes au détail — représente jusqu’à 60 % du total des revenus et fait partie intégrante de son résultat net.

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« En termes de dollars, le stationnement dans les aéroports vient en premier, puis viennent les concessions en deuxième position », explique Blaise Waguespack, Professeur de marketing aéronautique à l’Université Embry-Riddle Aeronautical, en Floride. « C’est une énorme affaire », précise-t-il. Ce n’est pas difficile à croire quand on regarde les étiquettes de prix sur certains articles.

En effet, The Hustle a récemment analysé divers biens dans quatre aéroports différents, à savoir l’aéroport international de San Francisco, celui de Los Angeles, de Portland, et l’aéroport international John F. Kennedy. Ainsi, il a été constaté que certains articles représentaient plus du double du tarif en vigueur dans la rue.

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En bref, n’achetez pas de boissons dans les aéroports.

Aujourd’hui, la plupart des aéroports imposent des règlementations sur le montant des redevances imposées par les fournisseurs — généralement 10 à 15 % au-dessus du prix courant normal. Toutefois, la tarification sur la voie publique peut être problématique à bien des égards.

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D’une part, le mot « rue » est défini de manière ambigüe, car il pourrait signifier n’importe quoi (en quelque sorte) ; le magasin du coin, la grande « boutique » du zoo qui attire les touristes et visiteurs… Il est presque impossible de faire des comparaisons dans le monde réel pour certains produits alimentaires vendus dans les aéroports. Ensuite, il y a le fait que ces règlementations ne sont souvent pas bien contrôlées.

« Un gros problème avec la tarification de base est que l’aéroport doit s’engager à appliquer les règles, sinon les contrôles de tarification seront tout simplement ignorés », déclare Alan Gluck, consultant sénior en gestion de l’aviation chez ICF. « C’est une sorte de fosse aux serpents. »

Bon nombre des prix réels que vous payez dépassent de loin les limites imposées sur le prix de vente au détail. Les bouteilles d’eau, par exemple, se vendent souvent plus du double du taux en vigueur : Une eau Dasani de 500 millilitres, qui coûte 1,69 $ dans une épicerie, s’élève en moyenne à 3,49 $ à l’aéroport JFK.

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Cela ne nous a pas empêchés de les acheter. Selon les données du Groupe Hudson, qui exploite 950 magasins d’aéroport aux États-Unis, les bouteilles d’eau occupent les 5 premières places de la liste des articles les plus vendus.

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Conseil utile : Toujours se munir d’une bouteille « vide ».

En fait, les aéroports prennent un certain nombre de mesures pour s’assurer que nous dépensons de l’argent après le dédouanement, notamment par le regroupement des concessions dans des « quartiers », la surveillance du trafic piétonnier, des données d’embarquement et du « temps d’arrêt » (le temps que nous passons à attendre l’embarquement de nos avions) ; nous obligeant à nous faufiler dans les boutiques hors taxes.

Il est utile de savoir que nous dépensons en moyenne 5 euros pour chaque heure passée dans un terminal ; à l’inverse, nos dépenses diminuent de 30 % toutes les 10 minutes. Sinon, les aéroports nous encouragent à arriver très tôt et investissent pour accélérer le processus de sécurité.

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Cela dit, il faut bien que les propriétaires des lieux puissent couvrir leurs coûts, sachant que ces derniers sont très élevés (loyer, personnel, sécurité, manutention, etc.).

Au final, les plus économes devraient penser à prendre des mesures bien strictes — et ce, pour des raisons évidentes. Après tout, pourquoi dépenser plus alors qu’on peut simplement s’organiser ?


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