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Pourquoi aucun avion n’est autorisé à survoler Disneyland


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Jayme McColgan via Unsplash.

Créée en 1955 par le producteur américain Walt Disney, Disneyland est sans aucun doute le plus apprécié et avant tout le plus magique des parcs d’attractions.

Décrit comme étant « l’endroit le plus joyeux au monde », il en existe aujourd’hui 12, notamment aux États-Unis, en France, au Japon et en Chine.

Avec plus de 18,5 millions de visiteurs par an rien que pour celui qui se trouve en Californie et une quarantaine d’attractions différentes à son actif, tout est calculé au millimètre près pour offrir une expérience inoubliable à tous ceux et celles qui auraient pénétré dans l’antre du Royaume enchanté, quitte à adopter certaines règles quelque peu particulières…

Un traitement de faveur rapidement accordé

Contrairement à ce que nous pouvons penser de prime abord, Disneyland n’est pas seulement un endroit féérique inventé pour occuper les enfants et leurs parents, si bien que le gouvernement américain se plie aux demandes les plus loufoques du parc d’attractions, et ce sans même broncher.

C’est en tout cas ce qui est arrivé lorsque les dirigeants du monde de Mickey situé en Californie ont obtenu la permission du Congrès pour faire de leur parc une zone d’exclusion aérienne après les attentats du 11 septembre 2001.

Compte tenu du nombre de personnes qui visitent chaque jour Disneyland, il est vrai qu’une telle mesure de sécurité peut s’avérer particulièrement utile en cas de catastrophe, mais cette décision n’est visiblement pas au goût de tout le monde.

« Sans débat public ni même demande du nouveau département de la Sécurité intérieure, le Congrès a défini ses propres règles pour aider Disney à sécuriser les zones d’interdiction de vol » ont affirmé les journalistes d’Orlando Sentinel en 2003, qui pensent surtout qu’il s’agit là d’une stratégie de la part de Disney pour ne plus que les bandeaux publicitaires volants ne gâchent le paysage.

En effet, aucun avion, drone, ni hélicoptère ne peut voler au-dessus de Disneyland à moins d’un kilomètre de hauteur (dans un rayon de 5 km) sans dérogation spéciale, qui met entre 5 jours et une semaine pour être accordée ou refusé, obligeant ainsi les pilotes à contourner la zone depuis une quinzaine d’années.

Seuls les avions militaires et médicaux sont autorisés à la survoler, à condition que les pilotes soient en contact permanent avec un contrôleur de la circulation aérienne durant le vol.

« Nous avons une approche globale de la sécurité qui inclut des mesures visibles et d’autres qui ne le sont pas. Nous ne discutons pas des détails de nos procédures de sécurité pour ne pas compromettre leur efficacité » a déclaré l’un des porte-paroles de Disneyland Park, en Californie.

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Public Domain, Max Pixel

Un phénomène dépassé qui pose aujourd’hui problème

Même si cette situation arrangeait grandement les responsables du parc, celle-ci commence à poser de sérieux problèmes, à tel point qu’ils demandent, à leur tour, une de ces fameuses dérogations spéciales au Congrès américain, mais sans pour autant vouloir lever totalement la restriction de vol.

Les moyens technologiques s’étant beaucoup développés cette dernière décennie, Disneyland Park, soucieux de sa compétitivité, souhaite désormais proposer à ses visiteurs une attraction qui comprendrait une cinquantaine de drones.

Mais une fois de plus, les agissements des directeurs du Royaume enchanté a engendré la colère des pilotes de la région qui sont lassés de devoir se plier au moindre de leurs désirs.

« Justifier les restrictions de vol au-dessus des parcs Disney a toujours été risible et est le fruit d’un favoritisme excessif. La meilleure solution pour Disney serait de supprimer les restrictions de vol et de ressembler à toute autre société américaine qui doit autoriser le survol des aéronefs [au-dessus de ses locaux] » explique le chercheur à Competitive Enterprise Institute Mark Scribner.

En outre, de nombreux petits publicitaires sont intimement persuadés que la Maison Blanche ne refusera pas la demande de Disney.

« Je serais surpris qu’ils n’obtiennent pas l’exemption en raison de leurs antécédents en matière de politique et de ce qu’ils font. Les grosses sommes d’argent l’emportent sur les travailleurs acharnés ! » s’exclame Jim Miller, le propriétaire d’Air America, une entreprise qui propose des bannières volantes dans l’Ohio.