Jusqu’à ce jour et malgré les milliers d’années qu’a eu l’Homme pour explorer sa planète, il existe des endroits peu ou pas connus du tout par le public et qui peuvent être d’une splendeur inégalable. C’est le cas d’une forêt secrète qui aurait été découverte récemment en Afrique et dont les photos ont été partagées sur le web.

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La découverte de la forêt tropicale cachée au cœur de l’Afrique

C’est dans le nord du Mozambique que se trouve la forêt qui a attiré l’attention des gens dans les cinq continents, située au sommet d’une montagne à Lico. En effet, ce n’est qu’en 2017 que le Docteur Julian Bayliss a révélé, lors d’un événement du « Oxford Festival Of Nature », qu’il avait découvert cette zone secrète six ans auparavant. Celle-ci semble être protégée par un grand rocher d’une montagne escarpée.

La face ouest du mont Lico. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.

Les habitants du Mozambique eux-mêmes ignoraient l’existence d’une telle forêt, même s’ils connaissaient déjà la montagne qui la protégeait. Le Dr Julian Bayliss a d’ailleurs repéré cette zone pour la première fois à travers des images satellites avant de songer à la visiter avec la collaboration de l’Herbier national du Mozambique.

De plus, il semblerait que l’expédition du Dr Bayliss faisait partie d’un ancien programme de recherche dans les montagnes du Mozambique, dans le but de montrer la nécessité de protéger les forêts, car, actuellement, aucune montagne ni forêt du nord de ce pays n’est protégée de manière officielle.

En plus des montagnes de Lico, le Dr Bayliss et son équipe se sont également intéressés à Socone (qui est tout aussi riche en espaces verts que Lico) durant leur expédition, montrant ainsi les menaces qui pèsent sur les majestueuses forêts de l’Afrique en particulier, et du monde entier en général.

Ce qui a protégé cette forêt ainsi que les espèces qui y vivent aussi longtemps

La découverte de la forêt tropicale de Lico a permis de découvrir de nouvelles espèces animales et végétales qui y vivent et qui ont encore plus sollicité l’attention des internautes. Celles-ci ont survécu grâce à la grande couverture protectrice de la zone, représentée par les arbres et les hautes falaises de plus de 100 mètres, qui ont d’ailleurs nécessité l’aide de grimpeurs professionnels afin que l’expédition soit complète.

Un rhampholéon, ou caméléon nain, trouvé lors de l’expédition dans une autre forêt sur le mont Socone. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.

Ainsi, la visite de Lico et des autres montagnes du Mozambique a permis aux scientifiques de mieux comprendre l’impact négatif de la révolution industrielle et des activités de l’Homme en général, car la production accrue de dioxyde de carbone et son accumulation dans l’atmosphère modifient les conditions météorologiques et augmentent la température terrestre par ce qu’on appelle l’effet de serre.

Le Dr Bayliss et son équipe s’inquiètent d’ailleurs de l’impact qu’aura l’humain sur cette forêt nouvellement découverte, car l’abattage des arbres à lui seul entraîne des érosions de la terre et des inondations pendant l’hiver avec sècheresse en été, ce qui fait qu’il soit impératif de la protéger.

Une chenille qui se transformera un jour en papillon. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.
Un amphibien ressemblant à un serpent, appelé caecilian, d’environ 24cm de long. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.
Vanessa Muranga est biologiste au Musée d’histoire naturelle du Mozambique. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.
La bio-géographe et biologiste brésilienne Gabriela Bittencourt tient une espèce de grenouille appelée breviceps. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.
Une autre chenille retrouvée par l’équipe des chercheurs. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.
Ana Gledis da Conceição Miranda, biologiste mozambicain du laboratoire Pringle and E.O. Wilson dans le parc national de Gorongosa, tient une souris pas encore identifiée. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.
Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.
Une araignée-crabe sur le mont Lico. Jeffrey Barbee/Allianceearth.org.

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