Nous savons enfin comment les koalas peuvent survivre avec le régime d’eucalyptus extrêmement toxique


Le monde animal est éblouissant de curiosités. Aussi bien par leur aspect physique, comportement ou même l’odeur qu’ils dégagent, les animaux ont énormément de choses à nous enseigner. Les zoologistes, écologues et spécialistes en comportement animal trouvent dans leurs diverses études d’excellentes approches afin de mieux cerner ce monde que nous ne connaissons que très peu encore.

Pour arriver à tirer de leurs découvertes des bénéfices qui peuvent être utiles, les chercheurs ont recours à différentes méthodes. Des plus basiques aux plus pointues, tout est bon pour arriver à des conclusions. La biologie moléculaire a par exemple beaucoup servi pour comprendre le régime alimentaire des koalas pour le moins, particulier.

Les secrets du koala enfin percés

En plus d’être le symbole de la paresse, mais par-dessus tout très mignon, le koala reste l’une des espèces animales les plus énigmatiques. En procédant au séquençage du génome entier du koala, les scientifiques sont arrivés à obtenir le code génétique de ce mammifère marsupial mythique et arrivent désormais à mieux comprendre leur évolution.

La première question que les scientifiques s’étaient posée concerne l’alimentation du koala. Ce dernier se nourrit de feuilles d’eucalyptus, un régime extrêmement toxique qui ne semble pas poser de problème pour l’une des créatures les plus intrigantes.

Selon les chercheurs qui étaient intéressés par ce projet, comprendre cette particularité est une étape importante afin de pouvoir souhaiter de protéger cette espèce. Cette dernière est listée parmi les plus vulnérables en Australie à cause de la destruction d’habitat, stress et maladies. Économiquement parlant, ça serait un véritable désastre de perdre cet animal adoré par les touristes. Ses oreilles distinguées et sa tête innocente lui valent quelque 3,2 millions de dollars australiens.

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Abeldomi, Pixabay

les grands moyens déployés

L’utilisation d’une nouvelle technologie de séquençage génétique a permis d’obtenir de meilleurs résultats pour le koala, en comparaison aux autres marsupiales comme le diable de Tasmanie. Le génome du koala est plus important que celui des humains avec 3,5 millions de paires de bases empaquetées dans 16 chromosomes au niveau de chaque cellule. Les humains par exemple en ont 46. Selon les biologistes, ce nombre est important, car indicateur de la stabilité génétique.

Cependant, une donnée importante vient se glisser dans leurs analyses : les koalas possèdent 26 000 gènes, majoritairement les mêmes que chez les humains. Les gènes sont souvent codants pour des protéines fonctionnelles, ce qui n’explique pas comment un régime alimentaire toxique pour nous est très bien toléré chez eux.

La réponse est pourtant toute simple et assez logique selon les scientifiques. Les koalas possèdent dans leur patrimoine génétique une famille de gènes qui codent pour des enzymes de type cytochrome p450. Ces dernières sont capables de dégrader les toxines des feuilles d’eucalyptus, permettant ainsi aux koalas de survivre même en dormant une grande partie de la journée. Le génome des koalas est tellement particulier qu’il leur permet de ne pas ressentir le goût amer et de distinguer l’eau plate des jus qu’ils peuvent absorber des différentes feuilles.

Si le séquençage du génome de cette espèce est très cher et nous a permis d’enfin comprendre pourquoi elle se nourrit de plantes toxiques et arrive à survivre sans consommer de l’eau, il est également indispensable dans la conservation de populations de koala. Au préalable complexe, leur protection ne repose plus sur des approches approximatives et théoriques mais sur un vrai fondement scientifique.