Le corps avec toute sa complicité nous a toujours stupéfiés. Il existe une coopérativité surprenante entre plusieurs organes à l’intérieur du corps humain. Le cerveau par exemple est constitué d’un réseau complexe de plusieurs éléments constitutifs du système nerveux, responsables de la transmission de l’information vers et depuis le cerveau et dans tout le corps appelés « neurones ».

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Mais que se passe-t-il si ce que vous pensez et ce que vous ressentez n’est pas seulement contrôlé par le cerveau et le système nerveux central, mais, en réalité, c’est un deuxième cerveau que vous ne connaissiez pas.

Un deuxième cerveau aussi complexe que le premier

En réalité, nous n’avons pas un seul cerveau, nous en avons deux. Un dans la tête, l’autre dans le tractus intestinal: ils échangent des messages en permanence, gardent le souvenir de tout et affectent notre bien-être psychophysique tous les jours.

Pendant longtemps, les neuroscientifiques ont affirmé qu’il y a environ 100 milliards de neurones dans le cerveau humain.

À l’intérieur des parois de l’intestin et de l’estomac se trouve un réseau composé d’environ 400 millions de neurones, reliés aux fibres nerveuses des nerfs provenant des deux zones du système nerveux autonome sympathique et parasympathique.

Nous avons dans notre estomac un second cerveau, scientifiquement connu sous le nom de système nerveux entérique (ENS), industrieux et sophistiqué, composé de cet écheveau complexe de centaines de millions de neurones et de câbles nerveux, qui peuvent gérer de façon autonome les fonctions délicates de l’appareil  digestif.

Nick Spencer ; professeur à l’université Flinders en Australie, a noté que le deuxième cerveau est en faite notre premier cerveau parce qu’il a évolué avant le cerveau et le système nerveux central chez les mammifères.

Selon une étude réalisée par un groupe de chercheurs australiens publiée dans la revue JNeurosci et intitulée « Identification d’un schéma de tir rythmique dans le système nerveux entérique qui génère une activité électrique rythmique dans le muscle lisse » le tractus gastro-intestinal contient des millions de neurones, qui contrôlent indépendamment les mouvements musculaires dans le côlon.

Ils ont réussi à comprendre ce qui se passe dans ce réseau mystérieux en observant un schéma de décharge neuronale jamais vu auparavant chez les souris.

University of Pennsylvania.

Des messages inconscients dans les deux sens

Les chercheurs ont noté en faite un «nouveau modèle de tir neuronal coordonné rythmique» qui semblait générer directement le mouvement des muscles autour du gros intestin. Ces résultats obtenus, selon Spencer, peuvent être trouvés chez d’autres mammifères y compris même l’être humain.

La nouvelle découverte est décrite comme un « modèle précédemment inconnu de l’activité neuronale ».

En outre, le ENS métabolise les émotions, distribue l’information, réagit aux stress environnementaux. Il enregistre indépendamment les différents états de l’organisme et influence la tête en transmettant ces messages émotionnels qui ont un poids décisif dans nombre de nos choix, conscients et inconscients.

Ce qui se passe dans la tête (stress, émotions) affecte la santé du ventre et vice versa: la santé du ventre peut affecter le bien-être mental (dépression, anxiété et autres troubles mentaux).

Nos deux cerveaux commandent l’organisme entier en étroite collaboration, mais nous ne devons pas croire que le cerveau est le prépondérant: la quantité de messages que le cerveau dans notre ventre envoie à celle de la tête est égale à 90% de l’échange total et concerne principalement les messages inconscients.


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