Grâce au télescope Gemini South, vous pourrez désormais admirer des images plus époustouflantes que jamais de la nébuleuse de Carène, venues tout droit du Chili. Cet amas de poussière et de gaz constitue un environnement propice à la naissance stellaire.

Publicité

Les chercheurs ont pu obtenir des détails du nuage que l’on n’avait jamais observés auparavant et qui permettront sans doute de mieux cerner le processus qui régit l’apparition des étoiles.

Selon le physicien et astronome Patrick Hartigan de l’Université Rice, les enregistrements montrent une longue série de crêtes parallèles, probablement créées par un champ magnétique, une onde sinusoïdale, ainsi que des débris résultant du cisaillement du nuage sous l’action du vent.

D’après la recherche publiée dans The Astrophysical Journal Letters, la venue au monde d’une étoile est un phénomène complexe qui nécessite une densité d’hydrogène moléculaire susceptible de provoquer l’effondrement gravitationnel de la nébuleuse à cause de son abondance.

Publicité
Contenu sponsorisé

Les nuages en question sont semblables à des vides sombres en arrière-plan des étoiles scintillantes et sont toujours convoités par le télescope spatial Hubble, mais sans grande efficacité, vu que ses longueurs d’ondes optiques et ultraviolettes sont paralysées par la poussière.

C’est pourquoi on a conçu des instruments aux longueurs d’onde infrarouges et proches pour contourner cet obstacle et réussir à voir ces nuages de l’intérieur.

Cependant, ces inventions à l’instar de Gemini South, étant installées sur Terre, sont victimes de la turbulence atmosphérique qui a tendance à tordre la lumière et la diviser, de loin. Cela donne l’impression que les étoiles brillent autant dans la nuit sombre.

Publicité

La solution à ce problème réside dans l’optique adaptative, corrigeant les perturbations en même temps que le télescope est en marche.

Dans ce sens, Gemini South est doté de 5 lasers projetant de fausses étoiles dans le ciel, dites « guides ». En les mesurant, les astronomes éliminent l’impact de la turbulence atmosphérique. Cette technique a aidé l’équipe d’Hartigan à atteindre une résolution 10 fois plus importante et des images 2 fois plus nettes que ce qu’offrait l’ancien procédé.

Par ailleurs, les spécialistes ont constaté que la nébuleuse interagissait avec une masse d’étoiles entraînant l’évaporation de la couche externe de l’hydrogène et aussi son scintillement.

Le lancement du télescope James Webb est prévu dans un an. Il fonctionnera dans l’infrarouge et le proche infrarouge dans l’espoir de nous rapporter la même qualité d’images que celle de Gemini South.


Partagez l'article

Contenu Sponsorisé

>