Vous pensez probablement connaître les animaux les plus violents, mais vous êtes vous déjà demandé de quoi un suricate est capable ? Ces petites créatures ont bien l’air inoffensives, mais pas lorsqu’il s’agit de leur territoire.

Des études menées dans ce sens nous révèlent le côté surprenant de ces animaux..   

Des créatures petites, mais redoutables

Une étude a montré qu’afin de protéger leur territoire et effrayer leurs ennemis, les suricates exécutent une sorte de « danse de guerre ».

Effectivement, les interactions entre différents groupes de suricates de la région du Kalahari en Afrique du Sud ont été analysées de près par une équipe de scientifiques dirigée par Mark Dyble de l’University College London, et ce sur une période de 11 ans. 

Bien que la coopération et l’entraide dans l’entretien des petits ont été particulièrement observées durant les recherches sur les suricates, Dyble et son équipe remarquent  que la majorité implique une certaine forme d’agression et qu’une minorité entraine des violences physiques.

Il est donc à noter que ces animaux sont compétitifs et territoriaux, leur observation sur plusieurs années a montré que leur mode de vie est caractérisé par des agressions qui peuvent être meurtrières, même au sein d’un même groupe.

Dans une étude publiée dans Proceedings of the Royal Society B, des chercheurs ont observé 10 groupes de suricates comptant environ une vingtaine d’individus.

Parmi leurs interactions, six comportements différents ont été observés selon diverses combinaisons, avec une moyenne de 20 minutes. Parmi ceux-ci on cite : observation initiale du groupe rival, poursuite du groupe rival, exécution d’une danse de guerre, retrait de l’interaction, excavation du terrier du groupe rival et engagement dans un contact physique agressif.

L’étude montre également que dans 65 % des cas, les suricates pourchassent le groupe adverse en levant la queue et en gonflant leur fourrure, probablement pour paraitre plus redoutables. 

Dušan Smetana / Unsplash

Un mode de vie hiérarchisé 

Très souvent, l’un des deux groupes se retire avant le début d’une bataille ; dans des situations moins fréquentes, des combats sanglants ont lieu durant lesquels la loi du plus fort s’applique : le groupe le plus nombreux et le plus puissant l’emporte.

Même si ces deux groupes de suricates venaient à s’en sortir sans confrontations, des conséquences sur l’occupation de leur territoire peuvent les faire migrer, les perdants se déplacent vers des terriers plus près du centre de leur territoire, et les gagnants vers des terriers plus éloignés, élargissant ainsi leur espace.

Généralement, ces mammifères vivent dans des clans de 20 membres dominés par un couple de suricates, ces derniers sont à l’origine de près de 80 % de la progéniture du groupe.

Les autres membres du clan s’occupent d’entretenir les petits et ne sont pas censés se reproduire. En effet, leurs bébés sont souvent tués ou expulsés du clan par la femelle dominante.

À l’image des autres mammifères, les suricates délimitent leur territoire en laissant les parfums de leurs défécations sur des sites frontaliers, qu’ils défendent en cas de nécessité. 

En plus de cela, la coordination des agressions observées entre les groupes est une particularité qui a longtemps été considérée comme propre à la race humaine, en effet, lorsqu’il s’agit d’un combat d’animaux, on pense souvent à un duel entre deux adversaires. 

Visiblement, le comportement des suricates pourrait nous renseigner sur l’évolution de la violence et de la guerre chez l’Homme.. 


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