Dans un monde hyper connecté et où les nouvelles technologies comme les smartphones deviennent omniprésentes, l’être humain consacre de moins en moins de temps à sa propre récupération.

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Entre les journées de travail qui ne cessent de s’allonger dans les pays industrialisés et les différents passe-temps chronophages, garder une bonne hygiène du sommeil fait désormais office de mission difficile. Ce déficit chronique en sommeil a rendu l’usage du réveil indispensable pour tout un chacun. Et rares sont ceux qui se réveillent dès la première sonnerie…

Une action sans intérêt

La fonctionnalité de répétition sur les réveils est largement répandue chez les gens, histoire de s’accorder quelques minutes de repos supplémentaires ou parfois dans l’espoir de reprendre un agréable rêve brusquement arrêté. Bien que cette action paraisse à première vue tout à fait inoffensive, elle pourrait en réalité comporter quelques risques.

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Appuyer sur le bouton (si on parle de réveil classique) ou la touche (pour les smartphones) de répétition peut être un signe révélateur d’un important trouble du sommeil. Et ceci n’est pas à prendre à la légère quand on sait qu’il a été prouvé que le déficit de sommeil avait une relation directe avec l’apparition de certaines pathologies, comme l’hypertension artérielle, les troubles de la mémoire ou encore des problèmes de poids.

Le Dr Steven Bender, médecin spécialiste en chirurgie maxillo-faciale, s’est intéressé à la relation entre sommeil et troubles douloureux, au cours de ses recherches sur la douleur faciale. Les différents tests entrepris lui ont permis de déceler la présence de différents troubles du sommeil chez un grand nombre de patients souffrant de douleurs chroniques.

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Même si aucune étude n’a encore spécifiquement été consacrée à ce sujet, il semblerait qu’il soit inutile d’enclencher la répétition de l’alarme si on est toujours fatigué au réveil. L’horloge biologique contrôle les différentes fonctions de l’être humain grâce à des rythmes spécifiques appelés rythmes circadiens. Ces derniers représentent des cycles journaliers de modifications physiques, psychiques et comportementales.

Les scientifiques ont une mauvaise nouvelle pour ceux qui appuient sur la touche "Snooze" du réveil - sante-et-medecine, psychologie - Trouble du sommeil, travail, Test (psychologie), Tabagisme, Syndrome d'apnées du sommeil, Sommeil paradoxal, sommeil, smartphone, sensation, Ronflement, respiration, Recherche scientifique, Réalité, Pays développé, nuit, Mouvement oculaire rapide, Loisir, Hypertension artérielle, hygiène, Horloge circadienne, Fatigue (physiologie), être humain, Douleur, Chirurgie maxillo-faciale, cerveau
Massie/Flickr

Importance du maintien du cycle

La durée de sommeil nécessaire pour la majorité des adultes varie entre sept heures et demie et huit heures par nuit. Cette période laisse suffisamment de temps pour un bon déroulement des différentes phases du sommeil : le sommeil sans mouvement oculaire rapide (non-REM) et le sommeil avec mouvements oculaires rapides (REMs) qu’on appelle aussi sommeil paradoxal.

Habituellement, un individu fait chaque nuit 4 à 6 cycles composés des trois étapes du non-REM qui sont suivis par le sommeil paradoxal. On peut grossièrement diviser la nuit en deux parties, la première est surtout composée de sommeil profond non-REM, tandis que la seconde laisse la part belle au sommeil paradoxal. La préservation de cet enchaînement est d’une importance capitale pour profiter d’un bon sommeil réparateur. En cas de perturbation de ce processus, la personne concernée gardera une sensation de fatigue le matin au réveil.

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Parmi les nombreux facteurs pouvant être responsables d’un dérèglement des cycles du sommeil, on retrouve certains troubles de la respiration comme le ronflement ou l’apnée du sommeil, mais aussi la consommation de tabac ou d’alcool le soir, ainsi que l’usage d’appareils électroniques avant le coucher.

En résumé, repousser le lever de 10 minutes ou un quart d’heure n’aura strictement aucun impact sur la qualité de notre sommeil réparateur. Bien au contraire, certaines théories prétendent que cela peut provoquer une confusion au sein du cerveau, résultant en la sécrétion de plus de substances neurochimiques liées au sommeil.


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