La vérité est que la pauvreté ne nous quitte jamais vraiment une fois qu’on l’a connue. Non seulement cela a un effet durable sur notre santé et notre bien-être mental, mais d’après une nouvelle étude, l’étendue de l’impact de la pauvreté sur notre ADN, révèle que près de 8 % de notre génome peut être affecté par des modifications chimiques qui pourraient nous rester à vie, et que grandir pauvre nous change grandement au niveau génétique…

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Le statut socio-économique et le patrimoine génétique

« Nous savons depuis longtemps que le statut socio-économique est un déterminant puissant de la santé, mais les mécanismes sous-jacents à travers lesquels notre corps se souvient de l’expérience de la pauvreté ne sont pas connus. », déclare Thomas McDade, anthropologue biologique à l’Université Northwestern.

Bien que le codage réel des gènes ne subit pas d’altération, il n’en demeure pas moins que notre statut socio-économique modifierait nos gènes à travers un processus de méthylation des gènes nommé « épigénétique » qui implique des modifications chimiques de l’ADN.

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Ce phénomène n’a pas cessé de susciter un intérêt croissant dans les domaines de la recherche ces dernières années, et dont les résultats suggèrent que toute expérience humaine vécue — du simple fait de recevoir une marque d’affection en étant nourrisson jusqu’au traumatisme dans l’enfance — peut amener notre corps à modifier nos gènes, ou même affecter notre développement cognitif, voire jouer un rôle à l’origine des troubles du spectre autistique.

Les scientifiques ont démontré l'effet que la pauvreté a sur le corps - sante-et-medecine, biologie - vie, Trouble du spectre de l'autisme, Traumatisme psychologique, Santé mentale, santé, Risque, Pauvreté, Méthylation, maladie, Génome, Gène, expérience, esprit, Épigénétique, éducation, Corps humain, cognition, Biologie, bien être, anthropologie, alimentation
Public Domain/Pxhere

L’épigénétique et la « transmission » des effets de la pauvreté

Nos premières expériences de vie façonnent non seulement notre esprit, mais elles modifient littéralement la façon dont notre corps fonctionne à un niveau fondamental. C’est pourquoi, en présence de signes indiquant que les changements épigénétiques peuvent être transmis de génération en génération, toute cause potentielle doit être prise au sérieux.

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Comparés aux enfants nés dans une richesse relative, ceux qui sont devenus pauvres plus tard dans la vie n’ont montré aucune différence significative dans les résultats obtenus par les recherches. Cependant, grandir pauvre est déjà associé à une dégradation importante de la santé pour diverses raisons, dont les risques associés aux différences de régime alimentaire, l’accès à l’éducation et à la disponibilité médicale — lesquels peuvent augmenter les risques de maladies et de mauvaise santé mentale.

En outre, la pauvreté peut donner lieu à des changements physiologiques à l’origine inexpliquée, tels qu’une inflammation chronique, une immunité réduite et une résistance accrue à l’insuline, pouvant entraîner d’éventuels problèmes de santé.

Des recherches plus approfondies devraient aider à éclairer certaines zones d’ombre en démontrant dans quelle mesure cette diversité étonnante de changements épigénétiques impacterait les personnes ayant vécu un épisode de pauvreté à un stade précoce de leur vie jusqu’à leur faire endurer toute une vie de souffrance…

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