Depuis des générations, l’idée que les plantes auraient une âme a toujours entouré le monde végétal. On a souvent attribué aux végétaux les caractéristiques propres aux créatures vivantes. Elles éprouveraient des sensations, ressentiraient les énergies autour d’elles, et les hypothèses qu’elles seraient dotées d’une certaine intelligence, voire une mémoire, se sont accentuées au fil du temps, jusqu’à nous faire revoir nos attitudes vis-à-vis de ces êtres, de sorte à nous faire nous comporter avec eux comme on le ferait avec des enfants ou des animaux…

En effet, depuis Charles Darwin, les biologistes les plus éminents se sont acharnés à démontrer les réactions que développent les plantes face à différentes situations. Par exemple, nous rencontrons celles qui se défendent ou se rétractent au toucher, ou bien celles qui dorment ou qui embellissent sous une attention humaine particulière, en paroles et caresses.

Les hypothèses jusque-là soulevées ont fini par former une discipline de recherche appelée « Neurobiologie des plantes ». Cette dernière suggère que ces organismes aux mille couleurs, bien que non pourvus d’organes sensoriels, sont capables de réagir et de bouger, défiant ainsi la caractéristique d’immobilité les qualifiant. De même qu’il a été démontré qu’ils peuvent distinguer entre l’odeur d’un pollinisateur et celle d’un prédateur.

Nos grand-mères et grands-pères dont la main est verte, ont de tout temps soutenu ces croyances et hypothèses, développées par les plus grands chercheurs à travers le monde qui ont filmé, entre autres espèces florales, le Desmodium gyrans réagir aux stimulations sonores, et se mettre à « danser » sous les airs musicaux. Il y a aussi l’histoire avérée des plantes carnivores qui développent des stratégies de défense ingénieuses lorsqu’elles se sentent en danger.

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Mimosa pudica. Dotun55/Flickr

La polémique autour de l’intelligence des plantes qui a longtemps sévi, s’est sans doute intensifiée durant les années 2000, durant lesquelles les débats ont fait rage, dans le but d’arriver à un démêlé à cette question qui ne s’est pas limitée seulement au monde de la biologie, mais s’est invitée aussi à tous les foyers.

« Le plus grand danger d’anthropomorphisation des plantes dans la recherche est que cela mine l’objectivité du chercheur », explique le biologiste végétal Lincoln Taiz, de l’Université de Californie à Santa Cruz. En cela, ce dernier remet en cause la description des plantes comme des phénomènes à motivations humaines, ou, en d’autres termes, leur personnification.

En l’absence d’un système nerveux chez les plantes, les scientifiques ont d’abord essayé de trouver un système analogue consistant en l’existence d’une communication entre les cellules et le tissu d’une même plante avec les cellules des autres individus de la même espèce florale.

Les chercheurs ont présenté, dans un rapport, l’analogie entre ce système de communication et celui des abeilles. Cependant, cette analogie s’arrête là et les différences sont si nombreuses que beaucoup de questions demeurent sans réponse, rendant difficile la validation scientifique de la cognition végétale.

En attendant que ce terrain soit entièrement défriché, il semble que nos végétaux continueront à nourrir le mystère autour du fonctionnement de leur physiologie en plus d’embellir nos espaces vitaux.

 


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