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Les gens avec cette couleur des yeux sont plus susceptibles de se sentir déprimés en hiver


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Grâce à la science qui ne cesse d’évoluer, il est désormais possible d’établir le rôle du génome humain dans l’avènement de diverses maladies, mais aussi dans des phénomènes physiologiques assez communs. La génétique est un domaine mystérieux, mais surtout surprenant, lorsqu’on s’y attarde.

La dépression saisonnière, un cas clinique relativement complexe, est peut-être enfin comprise. Les chercheurs se sont penchés sur le lien potentiel entre la couleur des yeux et cette situation très contraignante et les résultats sont étonnants…

Un passage éprouvant

Les troubles affectifs constituent un sujet très large. On parle par exemple du trouble affectif saisonnier (TAS) pour désigner des symptômes dépressifs plus ou moins sévères et qui apparaissent lors des changements de saison. Il touche plus de gens qu’on ne le pense et s’accompagne par une faiblesse, une irritabilité et un état de léthargie durant les mois les plus froids de l’année.

Bien que le TAS soit suffisamment connu par les spécialistes, certains d’entre eux remettent en question son existence et clament qu’il ne doit pas être catégorisé parmi les troubles dépressifs. Pourtant, plusieurs recherches se sont intéressées au sujet et des experts suivent des pistes sérieuses menant aux sources de ce trouble commun.

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Wikipedia Commons

Un sondage, mené en 2014 au Royaume-Uni, a trouvé que 8 % des Anglais souffrent du TAS. La « déprime hivernale », une sorte de sous-catégorie du syndrome, a été signalée à 21 %. Moins sérieuse et plus gérable, il est conseillé de la distinguer du « vrai trouble » qui peut être diagnostiqué grâce à un questionnaire.

Même si sa pertinence est sujette au débat, étant donné que les questions posées varient d’une institution à une autre, cette méthode reste valide. Les causes du trouble, quant à elles, sont loin de faire l’unanimité.

Une théorie met l’accent sur les variations d’altitude. Celles-ci auraient un effet direct sur l’exposition à la lumière du soleil qui tend à diminuer en hiver dans les pays éloignés de l’équateur. Plusieurs études ont contredit cette supposition, mettant plutôt en avant la perturbation du cycle circadien et son impact sur le profil hormonal.

Une origine insoupçonnée

Selon les spécialistes, le raccourcissement des journées en hiver entraîne un déséquilibre entre la sérotonine et la mélatonine. Respectivement hormone du bonheur et du sommeil, le maintien de leur balance est capital pour l’état psychologique de tout individu.

Mais une autre raison, bien moins évidente, pourrait finalement se cacher derrière ce mal-être. Un projet de recherche a mis en évidence l’implication de la couleur des yeux dans le trouble hivernal…

Cette caractéristique physique, pourtant anodine, est donc un facteur qui a la possibilité d’influencer le syndrome. L’enquête a été menée sur un échantillon regroupant 175 étudiants de deux universités différentes. La conclusion était tranchée : les personnes possédant des yeux clairs ont moins de risques de développer le TAS, contrairement à celles aux yeux plus foncés.

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Personne durant une photothérapie.
U.S. Air Force photo by/Airman 1st Class Yash Rojas

L’étude vient appuyer une précédente qui stipulait qu’avoir des yeux de couleur sombre augmente les risques dépressifs. La cause commune ? La lumière. Il est connu que les cellules photoréceptrices rétiniennes sont capables de transformer l’énergie lumineuse en signaux adressés au cerveau.

L’information, lorsqu’elle arrive au niveau de l’hypothalamus, résulte en une différente configuration selon le degré de lumière traitée et plus il est élevé, plus c’est bon. C’est justement le cas chez les plus chanceux, car avoir des yeux moins pigmentés, bleus ou verts donc, fait grimper ce taux, diminuant celui de la mélatonine sécrétée, par la même occasion.

Ce mécanisme confère une certaine résistance aux changements saisonniers, car c’est typiquement le moment durant lequel la combinaison de divers facteurs biologiques et physiologiques résulte en un épisode dépressif assez lourd.

Lance Workman, Professeur de psychologie à l’Université de South Wales, indique à ses patients un remède qui peut déconcerter, mais qui est tout à fait logique. Il s’agit de la photothérapie qui est, d’après lui, une option à l’efficacité prouvée pour réguler l’humeur qu’importe la couleur de nos yeux, pour une fois.