CollegeDegrees360, Flickr
<p>Pratique très courante chez les étudiants les veilles d’examen notamment, les nuits blanches sont bien trop souvent considérées comme le meilleur moyen d’apprendre ces quelques derniers chapitres qu’on a malencontreusement laissé trainer ou tout simplement oublié de réviser.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Pourtant, les effets néfastes du sommeil sur notre organisme sont nombreux et rien ne vaut une bonne nuit de sommeil pour être efficace tout au long de la journée : c’est d’ailleurs ce qu’ont démontré, une fois de plus, les recherches réalisées par le spécialiste en la matière Jakke Tamminen.</p>
<h2>Une étude toujours en cours, mais déjà probante</h2>
<p>Menée par le Docteur en psychologie de l’Université de Londres Jakke Tamminen et son équipe, une <a href="https://www.findaphd.com/search/projectdetails.aspx?PJID=88422">expérience</a> tente de prouver que les nuits sans sommeil affectent dangereusement notre mémoire, en particulier chez les étudiants.</p>
<p>Pour en arriver à cette conclusion, le Docteur a soumis un tout <a href="https://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/how-a-lack-of-sleep-affects-you-brain-from-your-personality-to-how-you-learn-a7366216.html">nouveau vocabulaire</a> à apprendre par cœur par plusieurs participants, qu’il a au préalable réparti en deux groupes distincts : tandis que le premier groupe d’étudiants doit dormir une nuit complète, le deuxième en revanche est tenu de rester éveillé toute la nuit.</p>
<p>En outre, chacun des participants est doté d’un électroencéphalographe qui a pour rôle d’analyser leur cerveau durant leur sommeil.</p>
<p>Durant 7 jours consécutifs, le Docteur Tamminen et son équipe ont également évalué <a href="https://theconversation.com/learning-a-language-sleep-on-it-and-youll-get-the-grammar-40605">la mémoire</a> de tous les participants, en leur demandant au bout d’une semaine quels sont les mots dont ils se souviennent.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p><a href="https://gigazine.net/gsc_news/en/20180822-why-sleep-every-students-priority/">D’après les résultats</a>, il s’avère que le groupe d’étudiants n’ayant pas dormi la nuit qui a suivi la leçon de vocabulaire se rappelle moins bien des définitions que les autres.</p>
<p>Plus surprenant encore, le groupe qui a pu faire une nuit complète se rappelle beaucoup mieux du cours 7 jours après.</p>
<figure id="attachment_9269" aria-describedby="caption-attachment-9269" style="width: 960px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-9269 size-large" src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/151030-F-WT808-027-960x641.jpg" alt="" width="960" height="641" /><figcaption id="caption-attachment-9269" class="wp-caption-text">U.S. Air Force, Airman 1st Class Christopher R. Morales</figcaption></figure>
<h2>Les méfaits du manque de sommeil sur notre cerveau</h2>
<p>« Le sommeil est vraiment un élément central de l’apprentissage. Même si vous n’étudiez pas quand vous dormez, votre cerveau étudie toujours » <a href="http://www.bbc.com/future/story/20180815-why-sleep-should-be-every-students-priority">affirme</a> le Docteur Tamminen.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26258">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTggIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1OCIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>Ce constat a été mis en exergue grâce aux observations des électrocardiogrammes dont étaient dotés les participants : ici, les scientifiques ont confirmé la théorie selon laquelle la phase de sommeil profond appelée « <a href="https://www.physiology.org/action/cookieAbsent">sommeil à ondes lentes »</a> est essentielle pour la mémorisation des informations nouvelles.</p>
<p>En effet, une autre <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2824214/">étude</a> menée par le Professeur Matthew Walker de l’Université de Californie avait déjà révélé que cette phase joue un rôle capital dans la formation, mais surtout la conservation de notre mémoire.</p>
<p>En fait, il a été constaté que l’<a href="https://www.news-medical.net/health/Hippocampus-What-is-the-Hippocampus.aspx">hippocampe</a>, la partie de notre cerveau chargée de la mémorisation, doit obligatoirement communiquer avec le néocortex pour fonctionner de manière optimale : et pour cela, le sommeil à ondes lentes est l’un des vecteurs qui permettent à ces deux parties d’échanger les données entre elles et de les ancrer en nous.</p>
<p>Partant de ce principe, il parait évident que <a href="https://www.physiology.org/action/cookieAbsent">le manque de sommeil altère la mémoire</a> de façon considérable, si bien qu’il rend la tâche plus compliquée, voire inefficace.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26295">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyOTUgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI5NSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>
<p>En d’autres termes, alors qu’un étudiant voit les 7 ou 8 heures de sommeil précédant un examen comme une perte de temps, ces dernières sont en réalité le meilleur moyen pour l’hippocampe d’organiser et stocker ce qui a été appris.</p>