Sven Grundmann/Université Goethe de Francfort

<p class="wp-block-paragraph">Grâce à une nouvelle recherche, nous savons désormais combien de temps une particule légère peut prendre pour traverser une molécule d’hydrogène ; soit 247 ;zeptosecondes, exactement.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26251">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTEgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1MSIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



<p class="wp-block-paragraph">Cette unité est probablement la plus courte unité temporelle jamais enregistrée jusqu’à présent, et elle représente en fait un billionième de milliardième de seconde, autrement-dit, 20 ;zéros et un 1 après un point décimal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt des scientifiques pour ce domaine n’est pas nouveau. Il remonte à l’année ;1999 lorsqu’on avait mesuré le temps, pour la première fois, en femtosecondes, ou millionièmes de milliardièmes de secondes. Ce travail avait alors valu le prix Nobel à son auteur. Puis en 2016, des chercheurs avaient publié un article dans la revue <a href="https://go.redirectingat.com/?id=92X1590019&;xcust=livescience_au_2520800682785557000&;xs=1&;url=https%3A%2F%2Fwww.nature.com%2Farticles%2Fnphys3941%3Fproof%3DtrueMay&;sref=https%3A%2F%2Fwww.livescience.com%2Fzeptosecond-shortest-time-unit-measured.html">Nature Physics</a>, expliquant qu’ils avaient réussi à mesurer le temps, à l’aide de lasers, par incréments jusqu’à 850 ;zeptosecondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comparaison des deux unités a montré que le temps nécessaire à la rupture et la formation d’une liaison chimique s’évalue en femtosecondes, tandis que le passage de la lumière à travers une molécule <a href="https://www.livescience.com/28466-hydrogen.html">d’hydrogène</a> est estimé à quelques zeptosecondes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img src="https://ohchouette.com/wp-content/uploads/IMG-293-20102020-15-33-091040-960x540.jpg" alt="" class="wp-image-26491"/><figcaption>Une particule de lumière, appelée photon (flèche jaune), produit des ondes électroniques à partir d&rsquo;un nuage d&rsquo;électrons (gris) d&rsquo;une molécule d&rsquo;hydrogène (rouge: noyau). Le résultat de ces interactions est ce que l’on appelle un motif d’interférence (violet-blanc). Le motif d&rsquo;interférence est légèrement incliné vers la droite, ce qui permet aux chercheurs de calculer le temps nécessaire au photon pour passer d&rsquo;un atome à l&rsquo;autre.<br>Sven Grundmann/Université Goethe de Francfort</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce petit voyage a fait l’objet d’une expérience menée par le physicien <a href="https://www.researchgate.net/scientific-contributions/Reinhard-Doerner-2078616668">Reinhard Dörner</a> de l’Université Goethe en Allemagne et ses collègues. L’équipe a fait passer des <a href="https://www.livescience.com/32344-what-are-x-rays.html">rayons X</a> du PETRA ;III vers le Deutsches Elektronen-Synchrotron (DESY). Les rayons avaient reçu une telle énergie qu’un photon, à lui seul, a été suffisamment puissant pour venir à bout des deux électrons de la molécule d’hydrogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela a produit ce qu’on appelle un motif d’interférence qu’un microscope à réaction (COLTRIMS) était capable de mesurer. Les spécialistes ont ainsi calculé le moment précis où le photon a rejoint chaque atome, en d’autres termes la vitesse de la lumière dans la molécule.</p><script type="text/plain" data-tcf="waiting-for-consent" data-id="26257">CjwhLS0gV1AgUVVBRFMgQ29udGVudCBBZCBQbHVnaW4gdi4gMy4wLjMgLS0+CjxkaXYgY2xhc3M9InF1YWRzLWxvY2F0aW9uIHF1YWRzLWFkMjYyNTcgIiBpZD0icXVhZHMtYWQyNjI1NyIgc3R5bGU9ImZsb2F0Om5vbmU7dGV4dC1hbGlnbjpjZW50ZXI7cGFkZGluZzowcHggMCAwcHggMDsiIGRhdGEtbGF6eWRlbGF5PSIwIj4KCjwvZGl2Pgo=</script>



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<p class="wp-block-paragraph">Les résultats publiés le 16 ;octobre, dans la revue Science, ont permis aux physiciens de constater que la réponse de la surface électronique moléculaire à la lumière diffère d’un moment à l’autre et d’un endroit à un autre. C’est ce qu’a expliqué Dörner, qui a renvoyé ce déséquilibre au fait que les données de la molécule en question circulent à la vitesse de la lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude ouvre de nouvelles perspectives en ce qui concerne la conception spatio-temporelle de l’univers ; c’est également un grand pas en avant par rapport aux travaux précédents et une base solide pour de futures expérimentations.</p>
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