L’espace est en constant mouvement, ça ne s’arrête jamais. 

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Tous les jours, des étoiles naissent, d’autres meurent et des astéroïdes changent de trajectoire.

Alors que les machines de l’Homme rendent souvent visite à la Voie lactée, il arrive parfois qu’elles assistent à des phénomènes complètement inattendus…

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Le Big Bang

Pendant longtemps, il fut attesté par les astronomes que l’Univers était stable et, surtout, éternel. Rien ne venait s’y ajouter et sa taille restait inerte. 

Ce n’est donc que pendant les premières années du 20e siècle que les scientifiques ont remis cette hypothèse en question.
Il s’en engendre une autre : la théorie du Big Bang. Tout aurait débuté d’un point qui se serait étendu — pour une raison encore indéterminée. 

En 1912, Vesto Slipher pose les premiers piliers de l’étude qui vont réfuter cette idée de staticité. Il mesure les mouvements dans les galaxies pour qu’ensuite vienne, dix ans plus tard, Edwin Hubble finaliser les travaux sur le décalage vers le rouge. L’expansion de l’Univers est bien confirmée.

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C’est ainsi qu’il en fut conclu que le Monde ait débuté d’un petit point et ne cesse de s’étendre pour former ce que nous appelons aujourd’hui l’Univers.

Inévitablement, arrivé à un certain point, l’effet contraire se produit, si bien que les étoiles s’auto-détruisent une fois dépourvues de leur énergie.

NASA/NSF

L’Ophiuchus explose

Lorsque celles-ci font trois fois la masse du soleil, la leur est confinée dans un volume tellement restreint (pas plus volumineux qu’un bonbon) que la loi de la gravité est transgressée et un trou noir naît. Et il arrive qu’ils explosent à leur tour.

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C’est ce qui s’est passé dans la galaxie Ophiuchus, à quelque 390 millions d’années-lumière de la Terre. Et c’est peut-être là la plus grande déflagration jamais observée jusqu’à présent. Elle a été si violente qu’elle aurait perforé le plasma entourant le trou noir.

Quatre télescopes ont été mobilisés autour du globe pour effectuer les recherches ; notamment l’Observatoire Chandra X-Ray de la NASA et le XMM-Newton de l’European Space Agency.

Mélanie Johnston-Hollitt, co-auteure du rapport sur le sujet et Professeure à l’Université de Curtin, n’a pas les mots pour décrire cette explosion « à l’échelle humaine ». Elle la compare à l’éclatement de 20 milliards de milliards de mégatonnes de TNT tous les millièmes de seconde pendant 240 millions d’années.

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Et les traces en sont d’autant plus grandes ; quinze fois la Voie lactée, selon Simona Giacintucci du Naval Research Laboratory à Washington et principale auteure de l’étude. C’est, pour le moins, impressionnant.

L’équipe d’observation affirme qu’elle est dotée des technologies les plus performantes et redouble d’efforts afin de suivre l’affaire de près.

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