La recherche sur les animaux a joué un rôle essentiel dans presque toutes les percées médicales au cours de la dernière décennie. Le Python birman, l’un des reptiles les plus grands au monde, pourrait détenir le secret des troubles et des maladies cardio-vasculaires chez l’être humain et de ce fait, conduire à la création de nouveaux traitements, lesquels seraient plus que bénéfiques pour la santé de l’Homme.

Des acides gras aux propriétés inédites

Le Python birman, ce serpent pouvant atteindre jusqu’à neuf mètres de long, pour un poids allant à plus de quatre-vingt-dix kilogrammes, secrète des acides gras dont les propriétés sont miraculeuses pour le cœur, selon une étude scientifique publiée sur Science.

Bien que la concentration de ces lipides soit très élevée dans l’organisme des serpents, les auteurs de ces travaux n’ont vu aucun surplus ou dépôt de graisse dans leur cœur. Cependant, ils ont révélé que les triglycérides, principal élément formant des graisses et huiles naturelles, étaient multipliées par 50 dans le sang des pythons, un jour après avoir avalé une proie.

Quant à la consommation d’oxygène, il a été constaté qu’elle s’est multipliée par sept après l’ingestion, ce qui a entraîné une croissance exceptionnellement accélérée de la taille du cœur. Ainsi, la masse musculaire du ventricule cardiaque des serpents a pratiquement doublé en seulement 48 heures.

Cette croissance inattendue est due, selon ces chercheurs à une production accrue d’une protéine cardiaque, celle-ci étant liée à des cellules qui amplifient le cœur et augmentent sa fonction de pompage, une condition plus connue sous le nom d’hypertrophie cardiaque.

Photo du Python birman
Python birman jaune. Photo par nimro, depuis Flickr.

Des bienfaits potentiels pour l’Humanité

Étudier le cœur de ces reptiles pourrait nous être salutaire, car cela contribuerait à parfaire la santé cardiaque des mammifères ainsi que de notre espèce. En effet, après avoir étudié la composition du plasma sanguin des serpents en plein digestion de grosses proies, ils ont inoculé, à un moment où le Python est à jeun, une substance chimique analogue à la texture de ce plasma « digestif ».

Grâce à cette action, les reptiles ont montré clairement une santé cardiaque de fer.

Les chercheurs ont renouvelé l’expérience avec des souris, et ont relevé les mêmes effets bénéfiques sur le cœur des rongeurs qui a augmenté de taille. Ainsi, ils ont découvert qu’une certaine combinaison d’acides gras peut avoir de heureux effets sur la croissance cardiaque chez des êtres vivants.

Après cette expérience, la suite serait selon les spécialistes « de comprendre le mécanisme moléculaire derrière ce processus » afin que « de nouvelles thérapies » voient le jour pour ainsi nous permettre de mieux traiter les maladies cardio-vasculaires.

Nous partageons avec les animaux les mêmes organes, qui effectuent les mêmes tâches plus ou moins de la même façon. D’éventuelles études pourraient faire du Python birman le nouvel allié de la recherche scientifique et pourquoi pas le détenteur d’une cure miraculeuse.


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