Découvert pour la première fois au début des années 1800, le poisson à main lisse (Sympterichthys unipennis) vient d’être déclaré officiellement éteint. Il figurait parmi les 14 espèces de son genre à être capables de marcher le long du fond marin, grâce à des nageoires pectorales hautement modifiées.

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La disparition de ce bas habitant serait essentiellement due au déclin de l’habitat, à la pollution et à la pêche industrielle excessive, d’après les scientifiques.

Selon la Directrice du Center for Marine Futures et Professeure à l’Université d’Australie, Jessica Meeuwig, l’action de l’Homme a en effet eu un impact ravageur sur la vie de faune marine, même si certains s’accordent à penser que celle-ci ne court aucun risque vu l’ampleur de l’océan.

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Par ailleurs, les 13 espèces restantes dans les eaux australiennes sont de tailles, de formes et de couleurs différentes. Elles ont cependant une chose en commun ; des nageoires le long du dos et une tête pointue, avec de petits yeux sur les côtés.

L’absence de vessie natatoire leur permet de contrôler leur flottabilité et les nageoires plates, à l’avant, leur servent de pieds. Ne pouvant pas nager, ces créatures possèdent des sortes d’antennes sur la tête pour attirer les proies.

Rick Stuart-Smith.Rick Stuart-Smith/UTAS.

Il est vrai que le monde a connu l’extinction de plusieurs animaux tels que le phoque moine en 1952, mais ce qui est plutôt surprenant, voire inouï, c’est l’anéantissement d’une espèce de poisson marin à notre époque.

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Dans ce sens, un groupe de conservation, non gouvernemental « Fauna and Flora », a mis en garde contre les effets des activités de pêche « durable », qui ont été une cause directe de l’extinction de cette espèce.

Bien entendu, les poissons à main lisse n’étaient pas particulièrement visés par les pêcheurs, mais ils étaient simplement victimes du mauvais sort qui a fait qu’ils se sont retrouvés dans leurs filets de pétoncle.

Pour sa part, la chercheuse Jemina Stuart-Smith, de l’Institut d’études marines et antarctiques, estime que toute extermination potentiellement anthropique devrait nous inquiéter et nous amener à nous remettre en question.

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Le seul regret pour les experts c’est de ne pas avoir pu en savoir plus sur le poisson à main lisse. Cela implique qu’ils ne peuvent se prononcer sur son rôle écologique réel ni sur les conséquences concrètes de sa disparition sur les écosystèmes dont il fait partie. Ils craignent néanmoins que cela ait pu être à l’origine d’autres extinctions.


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