Si l’Égypte est, depuis toujours, appelée pays des pharaons et des pyramides, elle est aussi célèbre pour avoir le fleuve le plus long du monde ; le Nil.  

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Alors, que savons-nous vraiment de cette merveille de la nature ?

On sait peut-être que depuis plusieurs millions d’années, le Nil continue de subsister, qu’il coule sans interruption dans la même direction malgré les quelques petites altérations qu’il a connues, et aussi qu’il fait se prolonger la houle topographique éthiopienne dans la méditerranée.

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Mais sait-on quand il s’est créé, comment il s’est conservé après tout ce temps et surtout, pourquoi il n’a pas changé de direction comme cela s’est passé pour les autres cours d’eau de son importance ? Et bien les chercheurs ne se sont pas contentés de se poser des questions ; ils ont tenté d’y répondre.

En opposition à l’hypothèse selon laquelle la formation de ce fleuve daterait de 6 millions d’années, une nouvelle étude publiée dans « Nature Geoscience » vient d’apporter de nouvelles explications qui pourraient aider à percer le mystère qu’est le Nil. 

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Le mystère du Nil, qui n'a pas arrêté de couler pendant 30 millions d'années pourrait être résolu - sciences-et-technologies -
Nina R./University of Texas.

Cela repose essentiellement une configuration géologique sans laquelle il ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Et cela aurait bien sûr pu changer le cours de l’Histoire pour l’Homme, voire pour des civilisations entières.

Cette étude affirme que, non seulement, le Nil date de 30 millions d’années, mais que ce qui maintient le fleuve en place est une cellule de convection du manteau terrestre qui traverse la région depuis très longtemps.

Ce manteau terrestre qui, selon le géologue Claudio Faccenna de l’Université du Texas à Austin, a provoqué, par ses mouvements, l’apparition des hauts plateaux éthiopiens.

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Ceci nous donne donc la preuve que l’activité du manteau profond se répercute sur ce qui se passe à la surface et nous renseigne sur le mouvement souterrain.

En attendant d’étendre cette analyse aux autres grands fleuves du monde tels que le Yangzi et le Congo, le mystère du Grand Nil vient probablement d’être élucidé.


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