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Le lion empaillé de Gripsholm, un animal pas comme les autres


Visiter une ville ne doit pas se faire qu’à travers ses monuments les plus emblématiques ni ses places les plus touristiques. Pour pouvoir bien s’imprégner de l’endroit visité, il est important d’éviter les fréquentations du tourisme de masse et de faire un saut par les lieux les plus distingués.

Chaque ville a son lot de bizarreries. Entre les objets qui témoignent de la guerre mondiale dans certaines villes européennes, les musées qui font office de station de métro ou encore un lion reconstitué par la technique de taxidermie, il y a de quoi faire…

La raison derrière l’expression bizarre du lion de Stockholm a suscité de nombreuses questions et beaucoup ont tenté d’y répondre.

Des origines peu connues

Gripsholm, situé dans la ville de Mariefred, est probablement le château suédois le plus emblématique. Véritable bijou architectural et historique, il abrite en son sein une curieuse créature : un lion.

Loin d’être plein de vie (le château n’étant pas un zoo), le lion de Gripsholm a été conservé grâce à la taxidermie, un art qui s’apparente aux métiers d’empailleur.

« Voici la Star de Gripsholm qui suscite toute émotion, des grands-yeux étonnés aux rires les plus amusés. » explique le Palace Royal de Stockholm pour présenter un de ses nombreux héritages.

Selon les sources, l’Histoire remonte au temps du Roi Frederick I de Suède, qui avait alors reçu un vrai lion en 1731. Des temps des rois et des empires, il n’était pas étrange de trouver un animal aussi exotique dans des cours tant penchées sur la tradition.

Ce lion en particulier a été fait en cadeau symbolique par le Bey d’Alger de l’époque. La Suède, comme tout pays étranger, se devait de payer ce qui ressemblait à des impôts de passage à travers la méditerranée. Les royaumes d’Afrique du Nord les protégeaient en contrepartie contre les pirates qui faisaient fureur, et des cadeaux de ce type faisaient bonne figure pour perpétuer le marché.

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Kungl Hovstaterna, The Royal Court

De Profil, c’est mieux

Personne ne connaît les circonstances exactes de la mort du félin, mais ce qui était certain pour le Roi Frederick I, c’est qu’il était hors de question de laisser l’animal pourrir tant il représentait un emblème fort de la royauté. Après cet incident indésirable, un taxidermiste était convié en urgence afin de préserver la bête, précisément, son allure féroce et fière.

Le travail a été, certes, accompli, mais compte tenu du résultat, le sens du détail ne faisait pas partie de l’agenda royal. Les raisons derrière une représentation aussi bizarre peuvent tout de même facilement s’expliquer, selon IFLscience.

En premier lieu, le taxidermiste n’avait absolument aucune idée sur l’apparence réelle d’un lion : logique, ça ne courait pas l’Europe et les zoos n’en possédaient visiblement pas encore. Vraisemblablement, le pauvre homme n’avait de référence que des illustrations de lion héraldique et avec seulement la peau et les os en main, un meilleur résultat n’était donc pas attendu.

Le point positif, comme l’accorde le Palace Royal suédois, réside dans le profil parfaitement terrible de l’animal. Nous pouvons même admettre que le travail n’était jamais destiné à être admiré de face, ce qui explique l’aspect hilarant de ce dernier.