Le Kazakhstan laisse enfin tomber l’alphabet que la Russie lui a, durant tant d’années, imposé pour s’offrir son nouvel assortiment de lettres ; l’alphabet latin.

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Afin de marquer la liberté du pays, de se détacher du précédent contrôle Russe et de faciliter l’usage des tendances technologiques, le président Nursultan Nazarbayev prend la bonne décision de passer d’un système d’écriture à un autre. Laissant ainsi l’alphabet cyrillique aux états voisins.

Plusieurs, voire la majorité des habitants du pays ont eu comme langue maternelle le Russe, et ce pendant des siècles.

Mais c’est le kazakh, issu des langues turques qui est, la langue nationale de la République. Celle-ci étant d’abord écrite en caractères arabes, avant que les deux alphabets latin et cyrillique ne s’imposent. Dans cet ordre, en 1927 puis, en 1940.

Le nouvel alphabet proposé. Ministère du Kazakhstan.

Un peu de simplicité

La technologie moderne en est pour beaucoup dans ce troisième et dernier changement.

Se composant de 42 symboles, l’alphabet cyrillique est plus ‘’difficile’’ à utiliser avec les appareils numériques ; un clavier kazakh standard prend en compte quasiment toutes les touches numériques, en plus des lettres et des signes de ponctuation.

La version du système d’écriture latin qui a été proposée dans le décret de N. Nazarbayev ‘’du 26 Octobre, 2017 № 569’’ prévoit l’utilisation de lettres avec des signes diacritiques accentués pour indiquer un petit nombre de sons spécifiques de la langue kazakhe.

Par exemple, les sons « Ш » et « Ч » sont suggérés pour être affichés par diagrammes – signes composites écrits – Sh et Ch.

L’administration du pays a aussitôt publié l’ensemble des lettres qui ont été validées, avec une table de conversion montrant 30 symboles.

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Un lecteur occidental reconnaîtrait sans problèmes l’alphabet, car celui-ci inclut des lettres présentes dans tous les alphabets latins qui existent aujourd’hui.

D’ici 2025, les signes officiels de certaines institutions étatiques ainsi que certains supports littéraires connaîtront un changement important.

Aussi, le gouvernement prévoit de traduire des publications périodiques, de la documentation et les différents noms de rues.


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