Après les affrontements armés, les États-Unis sont entrés en conflit d’un autre genre avec l’Union soviétique ; une guerre froide basée sur le piratage des informations et l’espionnage, en premier lieu.

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En effet, l’armée américaine n’a ménagé aucun effort pour se protéger des infiltrations russes dans le domaine des secrets d’État.

C’est dans ce sens que les Américains ont tenté de trouver un moyen efficace pour éviter les fuites dans leurs communications. Et c’est dans les années 1960 qu’ils ont réussi, tant bien que mal.

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Tout a commencé à la fin des années 50, lorsque le ministère de la Défense américaine avait identifié la vulnérabilité des communications à longue portée qui reposaient sur des câbles sous-marins ou une radio à l’horizon.

Mais, encore une fois, les émissions radio qui restent le seul recours des Américains en cas d’attaque soviétique. Et celles-ci dépendent de l’ionosphère, souvent perturbée par les tempêtes solaires. La maison Blanche se retrouva, donc, devant une véritable impasse.

Wikipedia Commons / NASA

Heureusement, Walter E. Morrow a trouvé une solution en suggérant un réflecteur radio permanent, sous la forme d’un anneau en orbite de fils de cuivre. Cela donna naissance, en 1958, au Projet Needles qui devait garantir la mise à l’abri des communications à longue distance. Plus tard, L’Air Force est le ministère de la Défense américaine appelleront cet anneau, « West Ford », la plus grande antenne radio de l’histoire de l’humanité.

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Il s’agissait, en fait, de quelques 500 millions de fils de cuivre minces, de 1,8 cm chacun, lancés en orbite pour tenter d’installer un anneau autour de la Terre.

Les filaments étaient transformés en antennes dipôles, augmentant les émissions radio à longue portée, malgré la perturbation de l’ionosphère.

Le West Ford qui semblait soulager un peu l’armée des états unis, commençait sérieusement à inquiéter les radioastronomes qui se plaignaient de ne pas pouvoir observer les étoiles.

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Wikipedia Commons / NASA

C’est pourquoi il a été décidé de placer les aiguilles sur une orbite basse pour apaiser la communauté internationale de l’astronomie, mais sans pouvoir apporter de véritables garanties.

Après un premier échec en 1961, le West Ford a été, encore une fois, lancé avec succès, deux années plus tard. Bien que les émissions aient diminué de façon considérable, le projet venait de faire ses preuves.

On se demande encore aujourd’hui ce qu’il est advenu des aiguilles West Ford. On a supposé, autrefois, qu’ils rentreraient dans l’atmosphère quelques années plus tard, étant donné la légèreté des fils de cuivre. Et c’est probablement ce qui s’est passé, mais il est probable que certaines sont restées, en orbite, jusqu’à ce jour.

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Dans un rapport de l’Agence spatiale européenne, analysant le sort des grappes d’aiguilles des deux charges utiles de West Ford, suggère que des milliers de clusters supplémentaires auraient pu être déployés lors du premier essai et qu’il est impossible de les suivre.

Plusieurs années après le lancement de ce projet, beaucoup ignorent où sont passés les fils de cuivres, d’autres viennent, à peine, d’en prendre connaissance. On ne sait pas quel impact ils pourraient avoir, mais, une chose est sûre, ceux qui les ont mis en orbite les ont probablement oubliés !

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