Alors que la lutte contre la pandémie liée au nouveau coronavirus se poursuit, la prévention semble être la seule arme dont nous disposions pour en venir à bout. Cependant, il est assez difficile de se protéger lorsque l’on ne connaît pas exactement tous les moyens de transmission de la maladie. Cette semaine, encore, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies vient de mettre à jour ses recommandations au public concernant le COVID-19.

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Les scientifiques ont pu effectivement convaincre les autorités américaines des risques de propagation aérienne du virus, qui peut non seulement rester dans l’air jusqu’à des heures, mais aussi circuler entre les personnes à plus de 1,82 mètre les unes des autres.

La révision du guide Comment COVID-19 se propage, publiée ce lundi 5 octobre, établit très clairement que l’on peut contacter le coronavirus par les aérosols et les particules en suspension, et dont la durée dépasse de loin celle des grosses gouttelettes.

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Cela implique entre autres que le port du masque est indispensable dans les endroits clos ou mal aérés où la distanciation sociale n’est plus aussi efficace à elle seule. Il est arrivé, à de rares occasions, selon une déclaration du CDC, que le virus ait été transmis par des malades se tenant à plus de 1.82m de la personne contaminée ou ne se trouvant plus dans la même la pièce. Cela se produit généralement dans les endroits fermés qui accueillent certaines activités provoquant l’accumulation de particules infectées dans l’air, comme le chant ou le sport.

Kate Trifo/Unsplash

Par ailleurs, les nouveaux conseils lèvent la confusion entre la prolifération du virus via la salive, par exemple, qui se retrouve tout de suite par terre, et via les aérosols plus légers et plus persistants. La ventilation s’avère donc être un facteur clé dans le contrôle du virus, sans oublier le masque facial.

Ce remaniement a été un peu tardif vu les nombreuses tentatives de la communauté scientifique pour persuader le CDC de revoir ses positions sur le sujet. L’OMS a également longtemps hésité avant de prendre en considération les rapports envoyés par les experts à cet effet.

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Malheureusement, toutes les autorités sanitaires n’ont pas été aussi coopératives et refusent de changer d’avis sur la transmission aérienne du virus. Dans ces conditions, tout le travail fourni — dans le cadre de l’action pour l’éradication de la pandémie — risque d’être remis en question. Et la population sera la première à en pâtir.


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