La recherche en neurosciences est considérée comme l’un des axes d’études les plus difficiles, du fait que le cerveau est l’organe le plus complexe de l’être humain, abritant plusieurs milliards de neurones.

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Une étude récente en neuroscience affirme que nos pieds font du bruit en marchant, toutefois, notre cerveau ignore ces sons.

Des recherches antérieures ont révélé que le cerveau ignore d’une manière intentionnée certains sons de notre environnement, il s’agit d’un comportement normal pour une audition normale. 

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Ceci est d’autant vrai pour les aides auditives qui filtrent certains sons pour atténuer le bruit de fond afin que leurs porteurs soient en mesure de mieux comprendre la parole et distinguer les autres sons. Sans ce procédé, les malentendants n’entendraient qu’une cacophonie incompréhensible.

Plus complexe qu’une aide auditive, le cerveau est en mesure de distinguer les mouvements propres du corps susceptibles de faire du bruit tel que la respiration et la mastication

Plus étonnant encore, il a la capacité de prédire exactement quand un son va émettre afin de l’ignorer le moment venu.

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Toutefois, les scientifiques ignoraient les mécanismes que le cerveau utilisait afin d’éviter ces sons. Pour ce faire, des chercheurs de l’Université Duke et de l’Université de New York ont connecté des souris à un système de réalité augmentée, leur conférant la possibilité de contrôler les sons entendus par ces dernières.

Public Domain/Needpix

La vitesse à laquelle les souris couraient sur le tapis roulant ainsi que les sons spécifiques émis par leurs pas ont été minutieusement étudiés. L’équipe a par la suite enregistré l’activité cérébrale de leurs sujets rongeurs tout au long de l’expérience.

David Schneider, Professeur assistant et co-auteur de l’étude a déclaré : « Nous avons décidé de rendre le son aussi artificiel que possible pour pousser le cerveau de la souris au-delà de ce pour quoi il a été conçu ».

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Ils ont constaté que le centre auditif du cerveau de chaque souris cesse de répondre aux tonalités artificielles, mais seulement lorsqu’elles couraient. Après plusieurs jours, les neurones ont commencé à filtrer le bruit après s’être accumulé.

Il était déjà connu de la science que les neurones antibruit dans le cortex auditif sont activés par le centre moteur du cerveau. Néanmoins, cette expérience leur a démontré la précision sans équivoque du cerveau.

En effet, après que les rongeurs aient enregistré les tonalités artificielles de leurs pas, le cortex moteur ne s’allumait que lorsqu’un autre bruit retentit.

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Autrement dit, leur centre auditif pouvait toujours écouter d’autres bruits qui n’étaient pas liés à la course.

Leur découverte ne s’arrête pas ici, effectivement, grâce à cette capacité à ignorer certains sons, ils développent leurs capacités à en détecter d’autres, comme le bruit d’un chat qui les traque lorsqu’elles courent sur des feuilles séchées.

Ces trouvailles expliquent les raisons pour lesquelles l’être humain n’arrive pas à déceler le son de ses pas dans le gravier ou celui des clés dans sa poche et ouvrent une nouvelle voie pour mieux comprendre l’apprentissage et la mémoire.

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«  Nous pensons que l’étude de ces systèmes pourrait nous aider à apprendre davantage sur la façon dont les souvenirs se forment dans le cerveau, et surtout comment ils peuvent être utilisés pour prédire l’avenir, ou avoir des prémonitions » a écrit Schneider.


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